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Boeing 737 Max : nouvelles accusations, l’image de l’avion toujours dégradée

Difficile de savoir quand le Boeing 737 Max redécollera et si les clients accepteront de remonter à bord. La direction générale de l’aviation civile américaine vient d’accuser Boeing d’avoir caché des documents importants.

Boeing a commencé à diffuser le 12 septembre des vidéos de 30 secondes chacune dans lesquelles des salariés vantent la sécurité de ses avions, dans l’espoir de rassurer sur le 737 MAX, cloué au sol depuis deux accidents ayant causé la mort de 346 personnes.

« La sécurité est au cœur de notre activité. Des centaines d’ingénieurs s’attèlent à s’assurer que cet avion soit prêt à 100%. Quand le 737 MAX sera remis en service, j’y embarquerai avec ma famille », assure, face à la caméra, Jennifer Henderson, cheffe des pilotes d’essais du 737, dans l’un de ces clips.

Boeing tente de regagner la confiance aussi bien des autorités de l’aviation civile que du grand public, sept mois après l’accident d’un MAX d’Ethiopian Airlines ayant provoqué la mort de ses 157 occupants. Une tâche herculéenne. La date de retour en service est encore incertaine, même si Boeing, qui n’a toujours pas soumis une version modifiée du système aux régulateurs, souhaite que ce soit avant la fin de l’année.

« Le 737 MAX est, pour l’instant, un +avion non grata+. Un avion que les gens ne veulent pas prendre », avance Henry Harteveldt. Pour le dirigeant du cabinet d’études Atmosphere Research, basé à San Francisco, « les voyageurs n’ont pas seulement peur du 737 MAX, ils en sont terrorisés ».

Un avion qui effraie les clients

Selon une enquête d’Atmosphere, seulement 19% des voyageurs d’affaires et 14% de voyageurs loisirs prendraient volontiers le 737 MAX dans les six mois suivant son retour dans le ciel,  Près de la moitié des 2.000 personnes interrogées se disent même prêtes à payer plus cher pour éviter le MAX.

Face à cette défiance, les compagnies aériennes s’adaptent. « Nous mettrons sur d’autres vols, sans frais supplémentaires, les gens qui ne veulent pas voyager dans un MAX », dit-on chez United Airlines, propriétaire de 14 avions de ce type. American Airlines, qui possède 24 MAX, a fait savoir que ses dirigeants et des salariés seront les premiers à voyager dans cet avion une fois qu’il sera autorisé à voler à nouveau.

Des documents potentiellement dommageables

Un lien de confiance entamé encore un peu plus vendredi avec la révélation que des documents potentiellement dommageables ont été cachés aux enquêteurs pendant plusieurs mois. Boeing a transmis jeudi dernier à la FAA des messages, que l’avionneur aurait découvert il y a quelques mois, échangés en novembre 2016, entre le chef des pilotes techniques du MAX, Mark Forkner, et un autre pilote, Patrik Gustavsson. Ces messages semblent indiquer que l’autorité de régulation a été induite en erreur concernant le système anti-décrochage du 737 MAX. Ces échanges ont eu lieu quelques mois avant la certification de l’avion en mai 2017.

« J’attends vos explications immédiatement concernant le contenu de ce document et les raisons pour lesquelles Boeing en a retardé la divulgation à son régulateur en charge de la sécurité », a écrit Steve Dickson, l’un des responsables de la FAA, dans un courrier obtenu par l’AFP envoyé au directeur général de Boeing, Dennis Muilenburg. De fin septembre à mi-octobre, le groupe a également invité des pilotes de compagnies aériennes à des sessions d’information et de tests sur simulateur à Miami, Londres, Istanbul, Shanghai et Singapour.

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