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Barcelone veut contrôler le développement hôtelier

La nouvelle mairie de Barcelone, dirigée par l'"indignée" Ada Colau depuis le 13 juin, a annoncé  le gel pour un an de l'attribution de nouvelles licences hôtelières y compris sur des projets déjà lancés.

"C'est un instrument temporaire pour une durée d'un an, le temps d'élaborer un projet stratégique en matière d'hébergements touristiques", a déclaré Ada Colau lors d'une conférence de presse.

Contrôler le développement et diminuer les nuisances

"Le tourisme est l'un des principaux actifs de cette ville et par conséquent nous avons la responsabilité collective de le gâter, d'en prendre soin et de le rendre le plus durable possible", a déclaré encore la maire de ce port sur la Méditerranée, très prisé des touristes.

Le tourisme génère 10 à 12% du PIB de la ville de 1,6 million d'habitants, attirant 27 millions de visiteurs par an. Cependant Ada Colau, ex-militante anti-expulsions et égérie du mouvement des indignés, relayant certains habitants, dénonçait depuis longtems la saturation de la ville, avec des parcs encombrés, un coût de la vie en hausse et les importantes nuisances sonores entraînées par les célébrations des nombreux jeunes visiteurs.

D'après la mairie, une trentaine de demandes de licence sont gelées. Toutefois, la nature des projets et l'identité des investisseurs n'a pas été révélée.

Hyatt en stand-by

Selon une source municipale, un de ces projets concerne la tour Agbar, un des gratte-ciel les plus connus de Barcelone, acquise pour 150 millions d'euros par le fonds d'investissement Emin Capital qui avait l'intention d'en faire un hôtel de la chaîne américaine Hyatt.
Les travaux pour transformer l'immeuble de bureaux en hôtel cinq étoiles doté de 410 chambres devaient démarrer en octobre et son inauguration était prévue en 2017.

"Ceci va beaucoup nous toucher car l'entretien de l'immeuble est très coûteux, près de 2,5 millions d'euros par an, même non occupé. Comment vais-je l'expliquer à mes investisseurs ?", a déclaré à l'AFP Jordi Badia, le président d'Emin Capital.

Selon lui, l'ouverture de cet hôtel devait entraîner la création de 425 emplois directs et près de 450 emplois indirects, sans compter les quelque 750 personnes embauchées pour les travaux, dans un pays où le chômage touche un quart de la population active (23,78%).

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