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Autocaristes : un cortège de 2km pour manifester demain à Paris

Asphyxiés, 150 autocaristes manifesteront demain à Paris pour alerter le gouvernement sur leur situation catastrophique.

Des actions d’envergure sont envisagées par les chefs d’entreprises de transport routier de voyageurs. Demain, un mouvement de protestation réunira près de 70 entreprises et 150 autocars à partir de 8h, Cours de Vincennes (Paris 12ème). Le cortège se rendra jusqu’à la Place Jacques Rueff, dans le respect des règles de sécurité et sanitaires en vigueur.

Depuis un an, les entreprises de transport routier de voyageurs sont frappées par une crise sans précédent. Elles ont perdu 80% de chiffre d’affaires, alors qu’elles constituent un maillon essentiel du secteur du tourisme en France, selon un communiqué du Groupement des autocaristes et tourisme français (GATF).

Certaines de ces entreprises exercent exclusivement leur activité dans le secteur du tourisme, ce qui les place dans une situation dramatique et « sans un accompagnement adapté ». « C’est un enterrement de tout ce pan de l’économie qui est programmé », selon le groupement.

Rembourser les cars dès mars ? Impossible

Pour celles qui continuaient à avoir un semblant d’activité, notamment sur des contrats périscolaires, la fermeture des équipements sportifs a été « le coup de grâce », poursuit le communiqué.

« Malgré toute la bonne volonté du gouvernement et notamment la prolongation du fonds de solidarité, de l’activité partielle, du report possible des PGE pour les structures qui ont eu la chance de l’obtenir, ces mesures ne permettront pas au secteur de s’en sortir. »

En effet, à compter du mois de mars, les transporteurs vont devoir reprendre les remboursements de prêts et redevances de crédit-baux, notamment sur les véhicules qui représentent des investissements lourds et incontournables (de 280 à 480 K€ l’unité).

Pas assez de trésorerie

Malgré les recommandations d’assouplissement des conditions de reprise de ces encours, portées par le Gouvernement et la Fédération Bancaire Française, les établissements financiers demeurent inflexibles quant à la reprise des échéances, est-il expliqué.

Le GATF exprime plusieurs demandes auprès du gouvernement : l’extension des aides aux entreprises du secteur S1 qui subissent une baisse d’activité dès 40% de perte de chiffres d’affaires, la suppression du seuil d’un million d’euros de chiffres d’affaires mensuels pour être éligible au dispositif de prise en charge d’une partie des coûts fixes, le report des échéances de toutes les immobilisations pour au moins 6 mois…

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