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Attente aux aéroports : le gouvernement prend acte

Depuis quelques temps, plusieurs responsables de compagnies aériennes tirent la sonnette d'alarme sur la "situation chaotique" dans les aéroports français où le durcissement des contrôles provoque de longues files d'attentes et l'exaspération des passagers.

Mardi, des responsables du secteur aérien et aéroportuaire ont alerté Matignon lors d’une réunion. "Nous avons partagé les réalités du terrain, c'est-à-dire la situation chaotique en matière de contrôle aux frontières aériennes et qui concerne l'ensemble des aéroports", explique Nicolas Paulissen, délégué général de l'Union des aéroports français (UAF) aux côtés du président de l'organisation, Thomas Juin, et du délégué général de la Fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam), Guy Tardieu.

La délégation a proposé une série de mesures portant comme le déploiement massif de matériels Parafe (sas de contrôle automatisé des passeports) avec l'accélération de la validation de la reconnaissance faciale, plus rapide que l'actuelle reconnaissance digitale, ainsi que le renforcement des moyens informatiques alloués à la PAF et aux douanes.

Plus de 120 Parafe d'ici l'année prochaine

D'ici à 2018, 87 Parafe seront déployés dans les aéroports parisiens et 40 à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. Financés par les aéroports concernés, il faudrait "un complément de 10 à 15 millions d'euros" pour équiper l'ensemble des plateformes du pays, selon Nicolas Paulissen. Les acteurs de l'aérien demandent que ces équipements soient financés par les pouvoirs publics à partir du Fond européen de sécurité intérieure (FSI).

Les deux organisations appellent par ailleurs au retour à des contrôles aléatoires et ciblés sur les vols intra Schengen et à accélérer la mise en place du fichier de données des passagers PNR (passenger name record) européen en France. "Il y a un enjeu d'attractivité et d'image" du territoire, a estimé Thomas Juin soulignant qu'une "grande partie des 15 millions de touristes supplémentaires (d'ici à 2020) que vise le gouvernement passent par les aéroports".