Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Orly saturé, Air Caraïbes en colère

Avant les grands départs de l’été, le président d’Air Caraïbes a décidé de mettre la pression à l’aéroport parisien d’Orly. Il estime que le temps d'attente est beaucoup trop long.

Dans un communiqué, Marc Rochet, président d'Air Caraïbes, affirme que le temps d’attente aux contrôles de la police aux frontières (PAF) d’Orly Sud a atteint "un niveau extrêmement critique" depuis deux semaines, provoquant "de nombreux troubles à l'ordre public". Il y a eu "320 heures de retard pour l'ensemble des vols internationaux" au départ du terminal sud de l'aéroport d'Orly.

Et il a même tenu les comptes : "Depuis le 15 juin 2017, tous les jours ont connu un temps d'attente supérieur à 60 minutes pour les passagers, dont neuf jours avec un temps d'attente aux contrôles supérieur à 90 minutes".

Des clients excédés 

Une situation confirmé par les voyageurs dans l’aéroport : "J’ai pris l’avion à Orly le 24 juin, lors du week-end de la rupture du jeûne du Ramadan", explique une voyageuse. Un week-end important pour les musulmans qui rentrent souvent voir leur famille lors de cette fête. "Cela, l’aéroport le sait normalement, poursuit la jeune femme très énervé. Pourtant, il y a eu plus de 2 heures d'attente pour rentrer en zone d’embarquement. Entre le passage des contrôles des bagages et la PAF, la queue a été sans discontinuer. Bien sûr, les cabines de contrôle de police n’étaient même pas toutes pleines…"

Etat ? Aéroport ? A qui la faute ?

"Il y a énormément de monde, c'est certain, et des contrôles à faire, mais on est au maximum des effectifs déployés, on ne peut pas faire plus", a expliqué une source aéroportuaire à l’AFP. Toutefois, "il s'agit d'une compétence exclusive de l'Etat", auprès duquel ADP "fait le maximum d'efforts (…) pour faire valider le passage à la technique de reconnaissance faciale, qui permettra de multiplier par huit" le nombre de contrôles automatiques.

Marc Rochet a également adressé un courrier au ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, dont il "sollicite l'intervention", rappelant au passage "les besoins en effectifs supplémentaires de fonctionnaires".

Le groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens, compte financer autant de sas Parafe (dispositifs automatisés à reconnaissance facial) que nécessaire pour aider à la résolution du problème.