Catherine Buratti, Marne et Morin Voyages à Meaux
"65 de nos clients sont impactés par cette défaillance. Soit ils sont coincés à destination pour le retour, soit ils ont réservé des billets pour partir plus tard, jusqu’en février, soit, ils ont acheté un billet dans le cadre d’un séjour à la carte. Dans ce dernier cas, nous sommes tenus responsables, et nous avons racheté l’aérien plus cher auprès d’une autre compagnie. Nous avons passé les autres billets en demande de remboursement auprès d’IATA, mais sans garantie. Notre trésorerie ne nous permet pas de rembourser les clients. En fait, je suis en colère car nous sommes pris en étau entre le mécontentement des clients, ce que je comprends, et la rigidité d’IATA qui risque de nous suspendre l’agrément si on ne leur règle pas les billets émis ! Ce n’est pas normal."
Fabrice Dariot, Bourse des Vols à Paris
"On ne peut que constater les conséquences de l’inconséquence... de l’Europe, qui laisse opérer dans son ciel des compagnies aériennes sans dépôt de garantie. Nous autres, agences de voyages, devons couvrir nos engagements auprès du grand public, par des caisses de solidarité comme l’APST. Il est temps que le droit de voler dans le ciel d’Europe s’adosse à une protection financière du consommateur et des agences de voyages."
