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Air France-KLM ne participera pas au rachat d’Alitalia

Malgré les affirmations du gouvernement italien, Air France confirme ce qu’elle a toujours dit : elle ne rachètera pas Alitalia. De son côté, Lufthansa continue d’imposer ses conditions.

Air France-KLM ne rachètera par Alitalia. Le groupe a formellement démenti par communiqué samedi avoir déposé une offre de rachat de la compagnie italienne. La veille, le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, avait évoqué sa présence aux côtés de la compagnie britannique à bas coût EasyJet parmi les trois offres de reprise pour Alitalia, les deux autres ayant été déposées par l’Allemand Lufthansa et le fonds américain Cerberus Capital Management.

Le quotidien italien Il Sole 24 Ore avait même indiqué jeudi qu’EasyJet avait décidé de s’allier à Air France-KLM, associé à Delta, pour présenter une offre de reprise. De son côté, Air France-KLM précise qu’elle n’a « pas participé au processus lancé par les autorités italiennes » et ne dispose donc pas d’accès à des informations confidentielles.

Cependant, le gouvernement italien avait souligné que la présence du groupe Air France-KLM « n’était pas sûre » et qu’il devait le vérifier lundi « lors d’une rencontre avec les administrateurs » d’Alitalia, au cours de laquelle lui seront présentées les différentes offres.

Mettre la pression sur Lufthansa

On peut se demander pourquoi de tels propos ont été tenus. La seule explication plausible est le coup de bluff pour mettre la pression sur Lufthansa. En effet, le groupe allemand souhaite qu’Alitalia se restructure profondément avant d’engager le rachat. Selon Reuters, Carsten Spohr, le PDG de la compagnie allemande, a écrit à Carlo Calenda, lui expliquant qu’il était convaincu « qu’il reste encore beaucoup de travail à accomplir avant que Lufthansa soit en mesure d’entrer dans la prochaine phase de la procédure ».

La compagnie aérienne doit donc se séparer d’une partie de sa flotte et de sa masse salariale. Rappelons qu’Alitalia a été placée sous tutelle le 2 mai, après le rejet par les salariés d’un plan de restructuration prévoyant 1 700 suppressions d’emploi.

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