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AF 447 : le premier rapport du BEA écarte la thèse de la dislocation en vol

 

Dans son premier rapport, rendu public hier, le BEA, chargé d’enquêter sur les causes du crash du vol AF 447, a écarté la thèse d’une dislocation de l’appareil en vol. « L’avion paraît avoir heurté la surface de l’eau en ligne de vol avec une forte accélération verticale », par « le dessous du fuselage », a expliqué Alain Bouillard, responsable de l’enquête au BEA. « L’avion est arrivé entier au moment de l’impact », a-t-il ajouté, constatant que la dérive est restée fixée à la structure de l’avion.

Le BEA a également estimé que les sondes de vitesse Pitot, mises en cause par des syndicats de pilotes d’Air France au vu des messages techniques émis par l’avion avant son crash, ne peuvent être à ce stade considérées comme étant à l’origine de la catastrophe. Elles sont « fortement soupçonnées dans les incohérences de vitesse, a commenté Alain Bouillard. C’est un élément mais ce n’est pas la cause. »

Une défaillance de communication entre les centres de contrôle aériens brésilien et sénégalais a aussi été mise en avant par les enquêteurs, les premiers n’ayant pas signalé aux seconds que l’avion quittait leur zone de surveillance. Les contrôleurs sénégalais n’ont donc pas contacté l’Airbus.

Sur le terrain, les boîtes noires n’ont toujours pas été retrouvées. Les recherches doivent se poursuivre jusqu’au 10 juillet.