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À quoi sert le nouveau Seto ?

Officiellement créé mardi, le syndicat des tour-opérateurs compte devenir l’organisation professionnelle de référence pour les producteurs de voyages, et peser à ce titre auprès des institutionnels. Beaucoup de bruit pour rien ?

Le Ceto a accouché d’un grand frère. Et peut-être, diront certains, d’une petite souris. Mardi dernier, a été officialisée la création du Seto, le Syndicat des entreprises du tour-opérating, qui aura pour mission d’être le porte-voix du Cercle d’études des tour-opérateurs, celui-ci conservant sa structure associative. « Bon nombre d’institutionnels ne veulent parler qu’à des syndicats, justifie René-Marc Chikli, le président du Ceto (et désormais du Seto). Nous étions précurseurs sur de nombreux dossiers, mais sans pouvoir finaliser l’essai faute d’être un syndicat. »

Le Snav, qui accueille en son sein 1 400 adhérents distributeurs et producteurs, ne jouait-il pas déjà ce rôle ? « Les services du Snav sont très larges et servent aux TO, abonde Sylvain Lament, le président du Conseil exécutif des producteurs. Donc je ne comprends pas ce que le Seto va apporter de plus. S’il s’agit d’assurer la représentativité des TO, il le faisait déjà. Sans compter que les entreprises n’ont pas les moyens financiers de s’offrir une double représentativité. »

« L’ADN du Snav est d’abord de regrouper une multitude de distributeurs, ce qui empêche les TO de se déployer correctement, rétorque René-Marc Chikli. Producteurs et distributeurs sont deux métiers différents. Notre mission sera de défendre le tour-operating sans compromission, sur tous les sujets. »

RECRUTEMENT DE NOUVEAUX ADHÉRENTS

Si officiellement l’objectif n’est donc pas de concurrencer le Snav, la guerre d’influence sera pourtant difficilement évitable. Le Ceto a d’ailleurs réformé ses statuts de manière à ouvrir en grand ses portes à de nouveaux adhérents. « Nous accueillerons tous ceux qui le souhaitent, à condition qu’ils aient une activité principale de tour-operating », reprend René-Marc Chikli. Pour encourager ces nouvelles adhésions, le premier niveau de cotisation verra son montant réduit de moitié durant les deux ou trois premières années, passant de 4 500 E à 2 250 E.

Dans le viseur, figurent aussi bien des agences productrices que de grands pure players. Après la récente entrée de MyTravelChic, des négociations seraient en cours avec PlanetVeo, Expedia (qui se mettrait donc à la production) et « trois ou quatre autres marques ». « On en a discuté il y a quelque temps, mais ce n’est pas fait, tempère Geoffroy de Becdelièvre, le PDG de PlanetVeo. Pour l’instant, on est surtout concentré sur notre croissance. »

René-Marc Chikli verrait bien le Seto accueillir aussi sous son chapeau d’autres regroupements professionnels, comme Level.com (acteurs en ligne) ou pourquoi pas « les résidences de tourisme ». « Nous n’en avons jamais discuté et je ne vois pas ce que ça nous apporterait », renvoie sèchement Pascale Jallet, la déléguée générale du SNRT, le syndicat du secteur. Le ton est plus conciliant, en revanche, du côté de Frédéric Vanhoutte, le président de Level.com : « de la même manière que nous collaborons avec le Snav, nous sommes prêts à travailler avec le Ceto sur les enjeux du digital. Sera-t-on invité à venir débattre ou faudra-t-il qu’on ait des représentants qui siègent, comme c’est le cas au Snav ? Je ne sais pas encore. »

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