Les Français deviendraient-ils plus frileux qu’auparavant ? Selon un sondage de l'institut Think pour Groupama Assistance et l'Argus de l'Assurance, 47% des personnes interrogées confient avoir "beaucoup moins envie d’aventure" que par le passé, contre 12% se disant "de plus en plus" attirées par ce type de voyages et d’expériences.
35% des sondés indiquent quant à eux avoir "toujours autant" envie de partir à l’aventure.

Au global, 42% des personnes interrogées se disent en quête d’aventure, alors que 55% affirment ne pas en avoir envie. Par ailleurs, seuls 28% des individus interrogés se définissent comme plutôt "aventuriers". Pire : 62% estiment que les voyages d’aventure sont risqués. Et pourtant, pour une majorité de sondés, aventure rime surtout avec découverte de "paysages époustouflants" (61%) ou rencontre de populations ou de cultures différentes (53%).
59% des jeunes rêvent d'aventure
A l’inverse, une minorité d’entre eux l’associent à des voyages de baroudeurs improvisés (33%), à des "pays atypiques" (27%), à des activités "sportives intenses ou exceptionnelles" (16%), au fait d’être au "coeur d'évènements uniques" (14%) ou dans des "situations extrêmes" (11%).

Ces chiffres globaux masquent toutefois de fortes disparités générationnelles. Les jeunes de moins de 35 ans sont ainsi plus de deux fois plus nombreux que les seniors à se définir comme aventuriers (42% des jeunes contre seulement 18% des 65 ans ou plus). De même, 59% des jeunes rêvent d'aventure (contre 19% des seniors) et 69% en ont autant, voire plus envie qu'avant (contre 20% chez les seniors). Ces désirs d'aventure sont également davantage marqués chez les CSP+ et les Parisiens. Paradoxalement, leur désir d'aventure n'empêche pas les jeunes d'être une majorité (55%) à considérer ces voyages comme "risqués" (ce qui est aussi l’avis de 71% des seniors).

Les moins de 35 ans en quête de sensations
Dans le détail, les moins de 35 ans recherchent beaucoup plus les aventures à sensations et, à l'inverse, moins celles plus "conventionnelles" préférées par leurs ainés (paysages, culture, isolement). Ils sont ainsi 42% (contre 24% pour les seniors) à faire rimer l’aventure avec le fait de "barouder, improviser, ne pas savoir où dormir", 34% (contre 26% pour les seniors) à citer les "périples d'exception ou atypiques (expéditions polaires, forêt vierge …)", 25% (7% chez les seniors) à répondre en faveur des activités "sportives intenses ou exceptionnelles" et 18% (8% chez les seniors) à pouvoir envisager de se retrouver dans des "situations extrêmes avec mise en danger (stages de survie)".