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-0,7%, c’est la baisse du RevPAR de l’hôtellerie française en 2013

L'activité hôtelière en France a plutôt stagné l’an dernier, avec des prix élevés et une fréquentation en légère baisse, d’après le bilan annuel établi par le cabinet MKG. Paris reste la locomotive mais la province souffre.

Année morose pour le secteur hôtelier français en 2013. Selon le traditionnel bilan de MKG Hospitality portant sur l’hôtellerie de chaînes intégrées, le RevPAR des établissements a en moyenne reculé de 0,7% sur 2013, avec un prix moyen en légère baisse de 0,4%, ainsi qu'un taux d'occupation en légère baisse de 0,2 point (à 65% au global, toutes gammes confondues).

"On ne pouvait pas prétendre faire mieux […], mais cette baisse de 0,7% est un chiffre inquiétant. Nous pensions que l'hôtellerie en France allait se redresser à la fin de l'année et ça n'a pas été le cas", explique le Pdg de MKG, Georges Panayotis, qui prévoit une année 2014 "meilleure", sans pouvoir donner de données chiffrées.

La France à la traîne du reste de l'Europe

Après avoir bien résisté au cours des années de crise, la France est donc en 2013 à la traîne d’une reprise qui s’est amorcée en Europe, les autres pays ayant pour la plupart enregistré une progression de leurs indicateurs, notamment le Royaume-Uni et l’Allemagne, mais aussi l’Italie, où la fréquentation hôtelière se redresse après des années difficiles.

Dans l'Hexagone, 2013 s’est caractérisée par une évolution des performances hôtelières en "tôle ondulée" sur l’ensemble de la période, alternant périodes de repli et de reprise. La performance globale de l’année est notamment tirée vers le bas par un premier trimestre et une rentrée de septembre/octobre difficiles, avec des baisses de performances non compensées par les hausses d’autres périodes, notamment au printemps. En toute fin d’année, la tendance s’est stabilisée, sans qu’une franche inversion de la courbe ne soit encore constatée.

Le haut de gamme en fort recul

Les établissements de milieu de gamme ont le mieux résisté. Ils enregistrent une légère hausse de 0,4% pour le RevPAR. "Cela concerne les hôtels trois ou quatre étoiles, où il y a eu le plus de rénovation", souligne le Pdg de MKG. En revanche, le haut de gamme est le secteur qui a le plus reculé en 2013. Sur ce segment, le RevPAR dévisse de 0,9%. "La situation y est plus critique à cause des prix qui restent élevés et la spéculation immobilière forte", explique Georges Panayotis.

Paris est touché par cette baisse de vitesse du haut de gamme, mais reste la locomotive du secteur, avec un taux d'occupation de 82,3%, un "record mondial". Le taux d'occupation est de 76% dans l’ensemble de l’agglomération francilienne (Paris intramuros comprise).

En province, la situation est plus contrastée. La ville de Lille enregistre par exemple un taux d'occupation en baisse de 2,7%, alors que de grandes agglomérations comme Nice, Bordeaux, Lyon ou surtout Marseille (portée par son statut de capitale européenne de la culture) tirent leur épingle du jeu. En revanche, "l'écart se creuse entre ces villes et le reste de la province", assure Georges Panayotis.

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