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XL France survit à sa maison-mère

Alors que XL Leisure Group, troisième tour-opérateur britannique, a cessé ses activités vendredi, Laurent Magnin, pdg de XL Airways France, la filiale française du groupe, assure que sa compagnie est indépendante du groupe britannique et dispose de toutes

 

XL leisure Group, troisième tour-opérateur britannique, a annoncé son placement sous administration judiciaire et la cessation de ses activités, vendredi 12 septembre. Quelques heures après, la filiale française du groupe, XL Airways France (700 salariés), et la filiale allemande, ont annoncé leur acquisition par un nouvel actionnaire, le fond d’investissement irlandais, Straumur-Burdaras.  Le rachat a pris effet immédiatement et les plans de vols ne seront pas modifiés. « Nous avions pris nos précaution. Nous avons toujours refusé le transfert en Grande-Bretagne de nos structures opérationnelles, de notre maintenance et de nos capitaux. Notre compagnie est saine et indépendante de la maison-mère britannique. Nous avons également une flotte indépendante des britanniques »  assure Laurent Magnin, pdg d’XL France. La compagnie française dispose actuellement d’une trésorerie de 20 M€, et annoncera au 31 octobre des résultats bénéficiaires. La compagnie a réalisé cette année un chiffre d’affaires de 250 M€ et de 295M€, en incluant les activités de tour-operating. A titre de comparaison, la compagnie réalisait un chiffre d’affaires de 170 M€, il y a deux ans, lorsqu’elle s’appelait encore Star Airlines.

 « Nous avons un modèle économique différent des Britanniques. Nous travaillons à 90% avec des tour-opérateurs, externes au groupe, comme Thomas Cook, Look Voyages, Vacances Transat, Marsans, Nouvelles Frontières. Nous sommes donc moins exposés au risque du marché, car nous avons une grande souplesse dans l’utilisation de notre flotte. Au contraire, en Grande-Bretagne, XL Group avait une structure verticale. Il commercialisait ses vols via ses propres TO et en B to C essentiellement. Lorsque ses TO se sont trouvés en difficulté sur certains axes, notamment en raison des hausses carburant,  ils n’ont pas pu réduire leurs plans de vols, car c’étaient leurs propres avions. C’est l’activité tour-operating qui a contribué à déstabiliser le groupe » explique Laurent Magnin. XL Airways Group a également été victime de l’échec de son plan de Management Buy Out (MBO) sur trois ans. Ce processus de rachat de l’entreprise par ses dirigeants a échoué, en raison de la frilosité des investisseurs.

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