Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Univairmer voulait racheter les agences Donatello

Jean Dionnet, PDG du réseau, explique qu’il était prêt à débourser 460 000 euros pour intégrer le mini-réseau du TO.  Ce que confirme René Thibaut, l’ex-DG de feu Donatello.

Le timing a failli être bon. "Bien avant le dépôt de bilan de Donatello, soit fin septembre, nous avions envisagé de racheter toutes les agences (du TO, Ndlr), a expliqué Jean-Dionnet, PDG d'Univairmer, lors de sa convention à Istanbul (20-22 mars). Fin octobre, on s’est mis d’accord en vue de l'acquisition des 8 points de vente, pour 460 000 euros. Nous n’aurions fait aucun licenciement".  

Or la cessation de paiement de Donatello a été prononcée avant l’issue des négociations, ce que confirme René Thibaut, l’ex-DG du voyagiste. "Jean aurait dû payer le montant de la cession, et rembourser les acomptes des clients, ce qui portait la facture globale à un million d’euros", explique-t-il. A ce prix devenu prohibitif, mais a priori négociable, s’ajoutait désormais des incertitudes concernant l’enseigne Donatello, susceptible d’échoir à un groupe concurrent d’Univairmer.

Fin de l’histoire pour Jean Dionnet, pour qui "C’est un gâchis phénoménal". "Si le dépôt de bilan avait eu lieu six mois plus tôt, la transaction aurait été finalisée", admet pour sa part René Thibaut. Et donc, près de 20 emplois auraient pu être sauvés.

Soif de croissance, mais plus modérée

La page est tournée, mais pas la recherche de nouveaux points de vente : "Il n’y a plus de croissance organique en France. Pour grandir, nous devons faire des opérations de croissance externe", poursuit Jean Dionnet. Une stratégie destinée à amortir les frais totaux de structure, et surtout à mieux couvrir le territoire. Une carte du réseau montre une présence forte en Ile-de-France, dans le Nord et la région Rhône Alpes, mais une quasi absence dans le grand-ouest par exemple.

Le réseau envisage donc des rachats. Si son plan de déploiement s’avère ambitieux, il l’est toutefois moins qu’en 2013, quand son PDG imaginait 100 points de vente en 2016. Univairmer compte 40 agences, et rêve d’en dénombrer 70 à 75 à l'horizon 2018. "Ce serait finalement suffisant pour avoir un bon maillage territorial". Enigmatique, Jean Dionnet ajoute qu’il pourrait dès cette année absorber une trentaine de points de vente, ce qui nécessiterait une levée de fonds d’1M€.

Le multicanal doit se confirmer sur le web

En parallèle, le réseau poursuit sa stratégie de rénovation. Après La Garenne Colombes, Grenoble, Courbevoie, Bois Colombes et Chantilly entre 2013 et 2014, quatre autres agences seront relookées d’ici fin octobre, dont Amiens et Saint-Etienne. "Chaque rénovation nécessite un investissement de 25 000 à 40 000, selon la taille du point de vente".

A l’issue de l’exercice annuel clos le 31 octobre 2014, Univairmer a réalisé un volume d’affaires de 59,4M€ (47,5M€ en VA facturé, +0,5%), pour un chiffre d’affaires de 10,7M€ (+3,6%) et un bénéfice net de 300 000€. Au-delà de ses velléités de croissance, le réseau conserve le multicanal comme fil rouge. Les ventes globales sont notamment réalisées par les agences (31,5M€), le centre d’appel (24M€), mais aussi Internet (240 000€). "Nous sommes très en retard sur le web", reconnaît en toute humilité le patron du réseau, bien décidé à passer la vitesse supérieure. "Nous visons 3 millions d’euros en 2016".

Plusieurs initiatives sont menées afin de monter en puissance sur Internet. Un site de croisières et un site de conciergerie – présenté comme un axe fort de différenciation -, ont été lancés en décembre dernier. Sur son web générique, le réseau espère devenir plus performant en changeant de fournisseur pour la billetterie aérienne : Go Voyages/Opodo, dont le service client a déçu, sera bientôt abandonné, au profit d’Amadeus.

%%HORSTEXTE:1%%

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique