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Tourisme en France : Jean Castex dévoile samedi le « plan de reconquête »

C’est depuis Amboise, en Indre-et-Loire, que le Premier ministre partagera le « plan Destination France » et ses ambitions.

Le Premier ministre détaillera le plan de reconquête et d’investissements du tourisme – un secteur touché de plein fouet par la pandémie – lors d’un déplacement à Amboise samedi 20 novembre.

Emmanuel Macron en avait esquissé les grandes lignes le 2 juin dernier, depuis Saint-Cirq-Lapopie (Occitanie). Depuis l’allocution du président de la République, le ministre délégué chargé des PME Alain Griset et le secrétaire d’Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne ont multiplié les consultations avec les professionnels du secteur et les collectivités. 

Le « plan Destination France » a « pour ambition de fixer à 10 ans une trajectoire de rebond et de transformation du secteur touristique », explique un communiqué de Matignon. L’objectif est de « conforter durablement la place de la France en tant que première destination touristique mondiale et de reconquérir la première place en termes de recettes touristiques », est-il ajouté.

Le secteur espère des aides financières

Quels sont les orientations déjà connues de ce plan ? Mieux former et renforcer l’attractivité des métiers, valoriser le patrimoine, faire monter en gamme l’offre par l’investissement, numériser, encourager l’innovation et la numérisation. Pour mieux mettre en valeur l’offre hôtelière, le classement des établissements sera modernisé afin d’intégrer le développement durable, la numérisation des services, le coworking.

Les professionnels, qui ont participé aux consultations, souhaitent notamment que ce plan prévoie un étalement du remboursement des prêts garantis par l’Etat (PGE), sur 10 à 12 ans, contre quatre ans actuellement. « C’est indispensable pour permettre aux entreprises de continuer à fonctionner et à investir », dit à l’AFP Hervé Becam, vice-président du principal syndicat patronal de l’hôtellerie-restauration, l’Umih.

Le ministre de l’Economie a semblé fermer la porte, mardi, à toute « mesure systématique d’étalement ou d’abandon » des PGE, dont le remboursement devra commencer en mars 2022. Pour lui, les PGE sont « 693.000 contrats de droit privé auxquels l’Etat n’a fait qu’apporter sa garantie ». Toutefois, Bruno Le Maire a promis qu' »aucune entreprise ne mettra la clef sous la porte en raison de son incapacité à rembourser un PGE : il y aura un examen au cas par cas », souligne de son côté Didier Chenet, président du syndicat des indépendants de l’hôtellerie-restauration, le GNI.

L’écologie et l’emploi au coeur des enjeux

Pour sa part, la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air plaide pour des aides pour permettre une « montée en gamme » des campings et « répondre aux défis environnementaux auxquels ils sont confrontés », explique son président François Dayot. Le GNI souhaite, lui, des incitations fiscales favorisant l’investissement en matière d’écologie et de numérique, ou encore pour faciliter les transmissions d’entreprises.

Quant à l’Umih, elle souhaite voir renforcée la formation, en particulier celle des « chômeurs de longue durée, dit Hervé Becam. La filière de l’hôtellerie-restauration a perdu 237 000 emplois avec la crise sanitaire, et peine toujours à recruter.

Durant la crise sanitaire, l’Etat a accordé 38 milliards d’euros d’aides au secteur du tourisme qui représentait 7,4% du PIB et 9,5% des emplois en 2019. Cette année-là, 90 millions de touristes étrangers sont venus en France, confortant sa place de première destination touristique mondiale et générant 170 milliards d’euros de recettes.

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