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Thomas Cook reprend l’offensive

Le réseau signe un accord de franchise avec Voyages Wasteels et lance un site de réservation, pour prendre enfin le virage Internet.

Envolées les menaces de plan social et allégées (en apparence en tout cas) les pressions de l’actionnaire allemand. Depuis le départ (précipité) avant l’été d’Olivier de Nicola, son successeur à la présidence du directoire de Thomas Cook France, Denis Wathier, avait choisi de garder le silence. Il l’a rompu à Top Resa, en dévoilant son plan stratégique Défi 2011, ou comment Thomas Cook entend reprendre l’offensive.

Première annonce de taille : un accord de franchise avec Voyages Wasteels. Ce réseau de 68 agences (dans cinq régions, dont 25 points de vente à Paris-Ile-de-France et 18 dans l’Est et le Nord) quittera de fait l’Alliance.T. Au 1er janvier 2008, il arborera la double enseigne Thomas Cook/Wasteels. Par ce biais, Wasteels entend profiter de la notoriété de Thomas Cook pour développer ses ventes tourisme, alors qu’il réalise actuellement une part majoritaire de son activité (110 ME, en 2006) en billetterie, ethnique notamment. Il bénéficiera en outre du référencement de son TO Italique (spécialiste de l’Italie) dans les agences Thomas Cook, en France mais aussi vraisemblablement en Belgique.

Les accords avec Donatello seront sans doute revus

Car Laurent Wasteels, président du réseau éponyme, espère que la partie belge de son groupe (une vingtaine d’agences) portera aussi à terme l’enseigne Thomas Cook. En se dotant ainsi d’un voyagiste maison sur l’Italie, Thomas Cook sera sans doute amené à reconsidérer ses accords avec Donatello, lequel se refuse au moindre commentaire. L’enjeu est de taille : Thomas Cook est son premier distributeur.

Au-delà du recrutement de franchisés (120 en deux ans), Denis Wathier a aussi présenté ses autres priorités en matière de distribution : définition de l’agence de demain, segmentation du réseau, évolution de la politique de référencement des TO vers une logique par axe. Sans oublier Internet, avec la mise en place d’une stratégie multicanal digne de ce nom. L’objectif est ambitieux : 30 % de ventes en ligne dans quatre ans (contre presque rien aujourd’hui).

La moitié de la croissance sera assurée par le web

Pour cela, Thomas Cook lance une plateforme de réservation conçue par TravelTainment (filiale d’Amadeus). Elle donne accès, dans un premier temps, à l’offre des TO Thomas Cook/Neckermann, Fram, Asia, Jet tours et Kuoni. Les produits du Club Med ne sont en revanche pas accessibles aux internautes pour le moment faute d’accord, alors que la marque au Trident représente 25 % de l’activité du distributeur.

Cet outil va en outre s’enrichir d’une offre de forfaits dynamiques, grâce à un partenariat avec la base hôtelière Chase International. Et des synergies seront mises en place pour permettre la finalisation et/ou le retrait des dossiers dans les 520 agences physiques Thomas Cook. La moitié de notre croissance sera assurée par le web, l’autre par le réseau.

Enfin, Denis Wathier a réaffirmé la nécessité de développer de front la distribution et le tour-operating. Thomas Cook, qui a fait voyager 290 000 clients en 2006-2007 avec ses TO (ce qui représente une part de marché loisirs de 5,8 %), édite cet hiver six brochures, dont le catalogue Neckermann qui se contente d’une production réduite à la Tunisie et au Maroc, avant la disparition de la marque (pourtant lancée en 2005). Dès l’été prochain, Thomas Cook éditera à la place un catalogue entrée de gamme reprenant les anciens produits Neckermann. Les accords de distribution de cette marque avec Afat Voyages seront de fait remis à plat. La production Aquatour est, quant à elle, conservée.

Le focus est donc mis plus que jamais sur le développement des Thomas Cook Villages, au nombre de 12 cet hiver avec trois nouveautés en République dominicaine (Bayahibe), au Mexique (Riviera Maya) et au Kenya (Mombasa). De futures implantations sont recherchées, en particulier en France à la montagne, dans le Sud-Ouest et aussi sur la côte méditerranéenne. Sur ce dernier point, un accord avec Pierre & Vacances aurait été trouvé, le groupe apportant une de ses résidences pour la transformer en Thomas Cook Village.

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