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Thomas Cook France change de décennie

Présente depuis dix ans sur le marché français, la marque Thomas Cook a dû revoir à la baisse ses prétentions et se réorganiser pour un retour à la rentabilité programmé en 2015.

172 ans. C'est l'ancienneté, inégalée dans le tourisme, de la marque Thomas Cook. En 1841, Mister Cook, Thomas de son prénom, invente le voyage organisé. Le britannique visionnaire accompagne un groupe de 500 personnes pour un voyage A/R d'une journée en train.

En négociant des billets à tarifs réduits contre une promesse de taux d'occupation des wagons, il initie le tour-opérating. Avec aujourd'hui plus de 3 400 agences en Europe, 31 000 collaborateurs, 24 millions de clients sur 21 marchés, 92 avions et plus de 2 000 destinations programmées, la petite entreprise familiale a fait florès. À la faveur des mouvements de concentration dans les années 2000, le groupe britannique est racheté par C&N, un autre géant du tourisme outre-Rhin, qui investit aussi en France avec la reprise du réseau Havas Voyages Loisirs présidé par Antoine Cachin. Thomas Cook Voyages, créé en 2003, tente d'imposer dans l'Hexagone la marque Neckermann. Sous l'ère de Denis Wathier, qui a succédé en 2007 à Olivier de Nicola, la filiale française prend du poids (en nombre d'agences et d'affiliés) et réussit un beau coup avec le rachat de Jet tours au Club Med. Mais « le champion de la rentabilité » est rattrapé par la crise et le Printemps arabe. Au vu des résultats (encore 50 M€ de pertes nettes en 2012 pour 521 M€ de CA), la maison mère condamne sa filiale française au redressement.%%HORSTEXTE:1%%

Le plan de transformation en cours prévoit 172 suppressions de postes, la fermeture de 23 agences et une réorganisation des marques : Thomas Cook devient la marque de distribution « omni-canal », et Jet tours, avec une offre resserrée, (re)devient la marque tour-opérateur. Avec un impératif, le retour à la rentabilité d'ici 2015, sur lequel la maison mère ne transigera pas.

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