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Sylvain Crapez, Délégué Général de l’UNAT : Un tourisme respectueux des hommes et des territoires

La feuille de route 2014-2016 de l'UNAT (Union nationale des associations de tourisme) a été officiellement entérinée fin janvier. L'occasion pour Sylvain Crapez, son délégué général, de faire le point sur les objectifs du réseau et l'évolution du tourisme social.

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L'Écho touristique : L'UNAT vient d'adopter formellement son nouveau plan stratégique. Quel en est l'esprit ?
Sylvain Crapez : Nous voulions rappeler notre rôle de professionnels du secteur touristique, au même titre que des organisations comme le SNAV ou l'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, Ndlr), et notre poids dans cette filière économique. Il fallait aussi que nous réaffirmions notre identité : l'ancrage dans les valeurs de l'économie sociale et solidaire, la non-lucrativité, la primauté de l'humain, salarié comme usager, et l'ancrage aux territoires. D'où cette nouvelle signature : Au service des hommes et des territoires.

Est-ce un positionnement viable dans une économie ultra-concurrentielle ?
D'abord, nous sommes le seul réseau qui apporte des solutions de vacances pour tous les publics, quelle que soit leur condition. Nous rassemblons 230 000 lits, et notre objectif est de fédérer de nouveaux adhérents (comités d'entreprise, sociétés publiques locales, entreprises sociales et solidaires, etc.) pour atteindre 400 à 500 000 lits à terme. D'autre part, nos membres sont eux aussi soumis à des contraintes économiques. Pour les aider, l'UNAT a pour mission de soutenir leur notoriété. C'est ce que nous avons fait en lançant les portails Lesvillagesvacances.com et Vacances-enfants-ados.com. Nous réfléchissons aussi à la manière d'agir face aux OTA's.

Est-ce plus simple de faire passer vos messages sous un gouvernement de gauche ?
Cela ne change rien, car ce secteur ne vit pas des subventions publiques. En ce qui concerne le patrimoine immobilier, l'UNAT se positionne d'ailleurs en défaveur des systèmes de défiscalisation car ils génèrent des effets d'aubaine catastrophiques pour les économies locales. Nous défendons plutôt une hybridation des sources de financement, associant l'épargne solidaire, les banques proches de l'économie sociale, les institutions financières comme la Caisse des Dépôts, et les crédits publics. C'est tout le sens du colloque sur l'investissement que nous avons organisé le 9 janvier dernier.

Quel regard portez-vous sur les alliances en cours entre certains de vos membres ?
Nos membres n'échappent pas à la crise, et seul un tiers est aujourd'hui à l'abri d'une défaillance. Il est donc normal que les plus exposés à la concurrence cherchent de la croissance externe et des économies d'échelle. Le rapprochement entre Villages Clubs du Soleil et Renouveau Vacances en est un parfait exemple, en conformité avec nos orientations. Mais celui entre Vacanciel et Belambra nous pose problème car il va aboutir à la dilution du patrimoine mutualiste de Vacanciel, constitué grâce à la défiscalisation, au sein d'une structure purement lucrative. Si ce projet aboutit, Vacanciel ne sera de fait plus un acteur de l'UNAT.

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