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SNCF : la loi est votée mais la grève continue

Le « nouveau pacte ferroviaire » a été adopté mardi par les sénateurs. La fin de la procédure législative est imminente, mais les syndicats de la SNCF restent mobilisés.

« Jamais un gouvernement ne s’est autant engagé en faveur du service public ferroviaire comme nous venons de le faire. Chacun doit le mesurer et prendre désormais ses responsabilités », s’est réjouit Élisabeth Borne, la ministre chargée des Transports auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire

Mardi 5 juin, les sénateurs ont adopté le projet de loi du gouvernement, par 240 voix pour et 85 contre. Lors de l’examen du texte, les parlementaires ont apporté quelques modifications.

Le RER E en concurrence dès 2025

Ils ont élargi les pouvoirs de l’Arafer, l’autorité de régulation du secteur, sur l’évolution des péages ferroviaires. Ce qui n’est pas du goût de Bercy, qui souhaite garder ses prérogatives budgétaires.

Le RER E pourra être ouvert à la concurrence dès 2025, et non à partir de 2033 comme le prévoyait le calendrier initial voté par les députés. Enfin des amendements ont été votés pour préserver les dessertes TGV des villes moyennes, bien que ces arrêts creusent le déficit de la SNCF.

Des syndicats toujours en colère

La commission mixte paritaire, l’instance chargée de déboucher sur une synthèse des deux textes, se réunira le 11 juin. Mais une fois la version définitive de la loi connue, les syndicats stopperont-ils la grève ? Même s’il n’y a plus rien à négocier, il semble que non. Car la base cheminote reste hostile à la réforme. Surtout la fin des recrutements au statut au 1er janvier 2020 et le passage de la SNCF sous le régime des sociétés anonyme.

Même la CFDT et l’Unsa, deux fédérations réformistes, ne semble pas disposées à rompre le front syndical, et à arrêter la grève. Il faut dire que les prochaines élections professionnelles se dérouleront fin novembre. La poursuite du mouvement jusqu’aux 27 et 28 juin, derniers jours de grève annoncée le 15 mars, n’est donc pas à exclure. En attendant, le quatorzième épisode de grève débutera mercredi soir. Elisabeth Borne a estimé sur le plateau de LCI que le mouvement avait déjà coûté 400 millions.

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