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Ryanair ferme sa base marseillaise mais ouvre le marché

Les conséquences de la fermeture de la base de Ryanair ne semblent pas toutes négatives pour le terminal low cost mp².

Effective au 11 janvier 2010, la fermeture de la seule base française de Ryanair, positionnée sur le terminal low cost mp² depuis novembre 2006, va entraîner le départ des quatre avions postés et la fermeture de treize lignes (Agadir, Brest, Eindhoven, Lille, Marrakech, Nador, Nantes, Palerme, Paris-Beauvais, Tanger, Tenerife, Tours, Venise). Mais dix restent (Bruxelles-Charleroi, Düsseldorf, Fès, Londres, Madrid, Malte, Porto, Rome, Séville, Valencia), celles où la compagnie dispose d’une autre base. En excluant les nouveaux développements promis, le trafic de Ryanair sur la plate-forme devrait passer d’1,7 million de passagers en 2010 à 700 000 en 2011. Les 200 pilotes et membres d’équipage vont devoir suivre leurs avions en Espagne, en Italie et en Lituanie. Ou quitter Ryanair. Passé le choc, les responsables de la plate-forme marseillaise ne semblent toutefois pas très inquiets pour l’avenir. « Il n’est jamais positif de recevoir une telle annonce mais ce départ, dû à un phénomène exogène, ne remet pas en cause notre modèle de terminal mp². Il existe une vingtaine de compagnies low cost en Europe. Certaines se sont déjà manifestées et nous irons en chercher d’autres », affirme ainsi Pierre Régis, directeur général de l’aéroport Marseille-Provence.L’arrivée, le 22 octobre, de Transavia.com pour desservir Monastir prouve que les vides seront vite comblés. La filiale low cost d’AF veut développer d’autres liaisons depuis Marseille, notamment vers le Maroc. L’ouverture d’une nouvelle base, en attendant le retour possible de Ryanair, ne serait pas à l’ordre du jour. « Nous pensions que créer une base était le moyen de pérenniser un opérateur. Nous voyons que finalement ces marchés sont volatils. Il n’y aura pas forcément une nouvelle base à Marseille. Il faut être opportuniste et ne pas penser en terme de modèle pré-établi » commente Pierre Régis.

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