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Pour mon agence, j’ai choisi le coworking

  Au quotidien, Marie-Pierre partage son bureau avec d’autres entrepreneurs, de tout secteur d’activité.

 

Créée fin 2010, Moa&U n’a pas pignon sur rue. C’est une agence de voyages qui travaille sur rendez-vous, avec pour unique employée sa fondatrice Marie-Pierre Thomas.

Aux termes de 15 ans d’expérience dans le voyage, cette femme de 39 ans (avec 2 enfants de 8 et 3 ans) a repensé sa feuille de route professionnelle. Après avoir testé le télétravail pendant un an, elle expérimente depuis décembre 2011 les joies du coworking : "Je partage des bureaux avec d’autres entrepreneurs, qui exercent des métiers très variés : créateurs de sites Internet, assistante personnelle, paysagiste…" Et en cas d’impératif familial, elle travaille depuis son domicile, à titre très occasionnel. Son organisation se veut souple et flexible.

L’avantage premier du coworking, c’est le prix : 320€HT par mois pour un bureau à Paris (11ème), connecté à Internet, le téléphone fixe en France, et des activités de networking (petits déjeuners, cocktails…). Sans oublier l’accès à des salles de réunion. Ce qui permet à notre entrepreneuse de rencontrer des prestataires dans un cadre professionnel. Mais pas ses clients. "Quand j’étais en agence, je voyais de moins en moins de personnes venir jusqu’à nous. Pour leur faire gagner du temps, je rencontre mes clients sur leur lieu de travail ou à leur domicile, pour leur monter des voyages sur mesure".

Savoir décrocher en échange de sa "liberté"

"Je travaille où je veux, quand je veux, tout en restant disponible". Le coworking ne présente néanmoins pas que des avantages : l’espace pouvant être particulièrement exigu, il faut que ses voisins immédiats sachent travailler dans le respect d’autrui, sans parler trop fort ni multiplier les bavardages. Il est aussi difficile de s’aménager des horaires classiques de bureau, même si le fait d’avoir un espace de travail différent de celui de son domicile facilite la "coupure". "Je suis toujours connectée. J’ai tendance à faire des journées continues, sans pause-déjeuner. Et je peux me remettre au travail après le dîner". Pourtant, la présidente de Moa&U veut croire en un certain équilibre : "Il faut savoir se discipliner, s’aménager des plages horaires".

Appartenir à un réseau

Si Marie-Pierre a choisi de partager son espace de vie professionnelle, c’est aussi pour ne pas se couper du monde. "Le pire ennemi de l’agent de voyages à domicile est la solitude". Afin d’éviter l’isolement social, et améliorer sa compétitivité, elle formule aussi une autre recommandation: "Appartenir à un réseau d’agences me parait indispensable". Moa&U adhère au Cediv. C’est important à plusieurs titres : la centrale de paiement, les tarifs négociés, le réseau et ses avantages… "Comme je ne souhaite pas devenir IATA, je passe par une agence du Cediv qui a l’agrément pour mes émissions". En étant seule, on finit par manquer d’objectivité, par se remettre en question. Discuter avec d’autres adhérents permet de répondre à des questions".

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