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Poisse

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Manque de chance, loi des séries, on appellera ça comme on voudra, mais Costa traverse probablement la pire tempête de son histoire après l’incendie des machines et la dérive de l’Allegra au large des Seychelles. Cette fois-ci l’avanie se finit sans victime, si ce n’est la marque, déjà grièvement blessée après la catastrophe du Concordia. Car les philosophes de bistrots vont encore la ramener avec leurs lieux communs du genre « un malheur n’arrive jamais seul » ou « la croisière, ça devient dangereux ». Les compagnies ont beau jurer leurs grands dieux que ces commentaires à l’emporte-pièce n’ont pas de conséquences sur les réservations ; les vendeurs montrent bien, via notamment les sondages effectués par la presse pro sur le sujet, que la tempête est portée par un vent de défiance. C’est d’autant plus stressant que si la croisière tombe en panne, c’est l’activité loisir des agences qui restera à quai. En effet, on ne se bouscule pas en ce moment dans les points de vente pour acheter des circuits ou des séjours. Et il ne faut pas cette fois-ci compter sur des prix sacrifiés trop vite pour soutenir artificiellement le marché. Les TO ne passeront pas deux étés de suite à tenter par tous les moyens de rassembler en Europe du sud un troupeau de clients égaillés par la peur du Printemps arabe. Vu le contexte économique et les perspectives de croissance, les professionnels veulent mesurer leurs risques à l’aune de leur rentabilité plutôt qu’à celle du seul chiffre d’affaires (voir p12). Alors pour attirer du monde dans les agences, il va falloir être imaginatif. On pourrait jouer la carte de la diversification et inventer l’« agence-bistrot ». Le concept permettrait d’attirer au moins ces philosophes d’occasion et, du coup, les convaincre de reprendre la mer ou l’avion, notamment avec les informations que nous vous donnons chaque semaine dans ce magazine qu’on imaginerait posé négligemment sur le comptoir. Sale temps pour arrêter de boire ? Avec modération, bien sûr.

Si la croisière tombe en panne, l’activité loisir des agences restera à quai.

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