Pérou : 1 600 touristes évacués du Machu Picchu après des manifestations
Le célèbre site archéologique inca a été temporairement inaccessible aux visiteurs lundi 15 et mardi 16 septembre en raison de manifestations locales.
Selon les autorités, 1 600 touristes ont été évacués du site au cours de ces deux jours. Le blocage de la seule voie ferrée menant à la citadelle inca a débuté lundi. Des habitants ont placé des rochers et des troncs d’arbres sur les rails. Les visiteurs accèdent habituellement au site depuis Cusco, distante de 110 kilomètres, en train jusqu’à Aguas Calientes. Puis en bus jusqu’au Machu Picchu.
Les manifestants réclament le remplacement de la société de transport qui assure le trajet final. Le contrat, en place depuis 30 ans, est arrivé à échéance. Selon le Front de défense des intérêts du Machu Picchu, une entreprise appartenant à l’une des communautés locales devrait prendre le relais.
La manifestation est organisée par le Front de défense des intérêts du Machu Picchu. Dans un communiqué, il évoque une action illimitée jusqu’à ce que la nouvelle société de transport commence à fonctionner.
Des Français évacués vers Cusco
La police a dégagé la voie ferrée dans la nuit de lundi à mardi. Des affrontements ont fait 14 blessés parmi les forces de l’ordre. La ministre du Tourisme, Desilu Leon, a précisé que 1 400 touristes avaient pu être évacués vers Cusco dans la matinée. 156 autres ont été acheminés en soirée.
Les autorités ont invité certains touristes à marcher deux à trois heures pour rejoindre un bus ou un autre moyen de transport. Parmi les évacués figurent des Français, Japonais, Américains, Polonais, Brésiliens, Allemands et Portugais.
Le Machu Picchu est situé à 2 438 mètres d’altitude. Il a été construit au XVème siècle et découvert en 1911 par l’explorateur américain Hiram Bingham, accueille en moyenne 4 500 visiteurs par jour.
Une opération similaire a déjà touché le site en janvier 2024, entraînant l’évacuation d’environ 700 touristes. Des opposants avaient lancé un mouvement de grève « illimitée ». Ils dénonçaient une décision du ministère de la Culture de recourir à un intermédiaire privé pour gérer la vente de billets en ligne.
