Advertisement
Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Ôvoyages poursuit sa mutation en TO généraliste

Engagement aérien ou package dynamique ? Moyen ou long-courrier ? Un vrai métier d’équilibriste pour Ôvoyages, qui veut définitivement s’imposer comme un TO généraliste.

Après une année 2019 pendant laquelle le voyagiste a rempli tous ses objectifs et enregistré un chiffre d’affaires de 197 millions d’euros (+10%), Ôvoyages regarde déjà 2020 avec gourmandise. « A date, et alors que nous avons budgété +15% d’activité pour l’année 2020, nos prises de commandes sont en hausse de 50% », indique Raouf Benslimane, le PDG de Thalasso N°1/Ôvoyages. « Tous les réseaux avec lesquels nous travaillons performent, et ce depuis l’été 2019 et avant même la faillite de Thomas Cook », analyse Raouf Benslimane.

Car la faillite du géant britannique redistribue les cartes sur le marché français, selon Samia Benslimane, la directrice générale du TO. « 2019 a été une année agitée, avec les faillites (Thomas Cook, Aigle Azur, XL Airways) et l’immobilisation des Boeing 737 MAX, qui a réduit les capacités aériennes disponibles. Et c’est justement grâce à cela que nous sommes compétitifs : à l’heure où tout le monde fait du package dynamique, nos engagements aériens sont une vraie valeur ajoutée », note Samia Benslimane.

300 000 sièges engagés

Stocks garantis, maîtrise des coûts, flexibilité en cas de crises diverses : « ce sont les garanties que doit offrir un tour-opérateur à la distribution », estime Samia Benslimane. Ainsi, pour l’exercice 2020, Ôvoyages applique la méthode traditionnelle, avec plus de 300 000 sièges engagés, au départ de 16 villes, et 3 avions mobilisés. Le voyagiste s’engage notamment sur ses deux destinations principales, l’archipel des Canaries, qui doit attirer 180 000 clients, et la Grèce, avec son objectif de 85 000 clients. En effet, le TO propose pas moins de 12 clubs aux Canaries, dont 5 nouveautés, parmi lesquels le Ôclub Premium Barceló Santiago, exploité par Jet tours auparavant. La Grèce accueille également 5 nouveaux clubs aux couleurs du TO, dont le Ôclub Experience Stella Village, l’un des best-sellers de Jet tours.

Avec cette production Clubs, également enrichie de nouvelles adresses au Maroc, aux Baléares, en Italie, à Oman, à Zanzibar, sur l’Île Maurice, en Thaïlande ou en République Dominicaine, Ôvoyages entend « maintenir ses positions » sur ce segment stratégique pour le développement du tour-opérateur fondé en 2003. « Avec 130 000 clients en Clubs en 2019, c’est le segment qui porte notre croissance et qui nous permettra de continuer à grandir », analyse Raouf Benslimane. D’autant plus que le voyagiste a « des ambitions grandissantes » sur un autre segment, celui du long-courrier (+90% de croissance de CA en 2019).

Ôvoyages prend « un nouveau virage »

En effet, au-delà de son offre Clubs, Ôvoyages programme toute une série de circuits, privés ou non, et d’autotours, dans des destinations qu’on ne relie pas naturellement au TO (Sri Lanka, Inde, Cuba, Mexique, Islande …). « Par exemple, nous avons plus de 20 propositions sur le Vietnam, et notre volumétrie nous approche de certains tour-opérateurs spécialistes », indique Samia Benslimane. « Nous sommes en train de prendre un nouveau virage, et ça se voit concrètement », poursuit Raouf Benslimane.

Pour les dirigeants d’Ôvoyages, le long-courrier, s’il permet d’étaler la saisonnalité de son activité, est aussi un levier de croissance, notamment grâce au package dynamique. « Sur ce segment, c’est la technologie qui prime. Mais elle ne remplace pas l’offre charter qu’un TO se doit de programmer, elle vient la compléter », selon Samia Benslimane, qui aimerait que les ventes en package dynamique pèsent pour 50% de l’activité du voyagiste, contre 25% actuellement. D’autant plus que les Clubs savent très bien s’installer en long-courrier également. « Les circuits nous permettent de bien remonter sur Orchestra. Et, quand nous estimons que c’est pertinent, nous programmons clubs et circuits sur la même destination », explique Christophe Vanroy, directeur de développement du TO. « C’est cette agilité entre affrètement aérien et vols réguliers qui nous permet de montrer que notre modèle de tour-operating est viable. »

Avec cette production 2020, Ôvoyages entend donc rester l’un des plus gros acteurs du marché en moyen-courrier, et continuer de creuser son trou sur d’autres axes plus lointains. Avant d’envisager l’ouverture du capital du voyagiste, voire sa cession ? « S’il y a une belle opportunité, nous saurons la saisir, mais notre plan est dessiné pour continuer de grandir sans partenaires », conclut Raouf Benslimane.

Les commentaires sont fermés.

Dans la même rubrique