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Les hôteliers mauriciens craignent de perdre leur place de leader dans l’Océan indien

Dans son rapport annuel publié fin juin, l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice s’inquiète d’une possible baisse de la fréquentation touristique, alors que les Seychelles ou les Maldives poursuivent leur forte croissance.

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L’île Maurice bientôt doublée par les Maldives comme destination numéro 1 de l’Océan indien ? C’est l’éventualité qu’envisage l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (Ahrim) dans son rapport annuel 2011-2012, publié fin juin et auquel le quotidien mauricien en ligne lexpress.mu a consacré un récent article.

D’après le document, l’événement a failli se produire en 2011, l’île Maurice accueillant 964 642 touristes, contre 931 333 aux Maldives. Le plus alarmant pour les hôteliers mauriciens, c’est surtout le rythme de progression de la fréquentation dans les destinations de l’océan Indien concurrentes de leur île : +18% l’an dernier aux Maldives, +11% aux Seychelles (pour un total de 194 476 visiteurs), + 31% au Sri Lanka (à 855 975 touristes), et seulement +3,2% à Maurice.

Un possible recul de la destination mauricienne cette année

Pire : les tendances de début 2012 font craindre un possible recul de la destination mauricienne cette année. D’après le rapport, au premier trimestre, la fréquentation dans l’île a baissé de 0,2%, alors que les Seychelles, les Maldives et le Sri Lanka ont progressé respectivement de 8,8%, 3,5% et 21,1%. "C’est ce qui pousse à croire que Maurice pourrait perdre sa position de pointe en termes d’arrivées touristiques dans la région. Une situation sans précédent", indique l’Arhim.

Une étiquette "tourisme de masse"

"Maurice a perdu beaucoup de son attractivité et d’autres destinations font beaucoup mieux que nous, même durant cette crise européenne", souligne le président de l’association, François Eynaud, dans les colonnes de lexpress.mu. "Une étiquette ‘tourisme de masse’ a fait fuir une partie de notre clientèle haut de gamme qui ne perçoit plus Maurice comme une destination exclusive."

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