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Les chèques-vacances, un argument de vente pour les agences

Les chèques-vacances bénéficient à 3,5 millions de salariés en France. Or, seulement 13 % sont utilisés dans les agences. En cause : le taux de commission de 1% et le système de remboursement chronophage. Mais pas uniquement.

La participation de l'ANCV (Association nationale pour les chèques-vacances) au congrès du SNAV il y a quinze jours était une première. L'objectif de cette rencontre était de comprendre pourquoi sur un budget total de 1,3 milliard d'euros, seulement 172 millions de chèques-vacances étaient utilisés chaque année dans les agences de voyages. « Il y a essentiellement deux freins au paiement par chèques-vacances », estime David Chamard, directeur commercial de l'ANCV, « le taux de commission de 1% et le système de remboursement qui peut paraître archaïque ».

Pour chaque paiement par chèques-vacances, l'agence ou le TO se voit prélever une commission de 1 % sur le montant global perçu et doit envoyer à l'ANCV, de préférence en recommandé, les chèques sans les talons supérieurs et préalablement tamponnés du cachet commercial de l'entreprise. Les demandes de paiement doivent ensuite être groupées dans un seul bordereau de remise. Le remboursement sera enfin effectif dans un délai de 21 jours.

« Le fait que le chèque-vacances ne soit pas dématérialisé a été le principal reproche fait par les adhérents du SNAV lors d'un sondage », indique Jean-Marc Rozé, secrétaire général du syndicat. « Certains distributeurs trouvent que les procédures de traitement sont assez chronophages et estiment que le temps passé pour chaque paiement ainsi que le coût de traitement font plutôt grimper le taux de commission à 2 ou 3 % », ajoute-t-il.

 

MODE DE PAIEMENT SÉCURISÉ

 

« Il existe un logiciel qui permet d'enregistrer électroniquement la valeur des chèques-vacances. Un massicot offre également une découpe plus rapide des chèques-vacances. La Belgique vient de dématérialiser ses chèques-vacances. La France y viendra forcément. En attendant, les agences ont une carte à jouer », répond David Chamard.

Particulièrement dans le contexte économique actuel car le chèque-vacances assure un paiement sécurisé et pour lequel il ne peut y avoir d'impayé.

Les agences que nous avons interrogées acceptent toutes ce mode de paiement et y trouvent même certaines vertus. « Cela nous permet d'attirer une clientèle qui ne partirait pas en vacances si elle n'en bénéficiait pas », indique Mylène de l'agence MNV Selectour à Pierrelatte.

Carrefour Voyages réfléchit même actuellement à accorder une réduction tarifaire aux clients qui paieraient par chèques-vacances.

« Le frein vient souvent des clients eux-mêmes qui préfèrent payer en carte bleue pour bénéficier de l'assurance », souligne Laurence de l'agence Jet tours Cap 5 à Douai.

David Chamard participera le 8 février au conseil exécutif des distributeurs du SNAV.

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