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Le tourisme guadeloupéen perd 10 ME par semaine

Le cabinet Protourisme estime cette perte depuis le début de la grève générale dans une étude publiée vendredi.

 

Le tourisme guadeloupéen perd 10 millions d’euros par semaine depuis le début de la grève générale et la fréquentation des hôtels est en chute des deux tiers, a estimé vendredi le cabinet spécialisé Protourisme. Sur les 15.000 lits marchands normalement occupés en cette saison, les deux tiers sont vides, note Didier Arino, directeur du cabinet d’études. En multipliant le nombre de nuitées perdues par le niveau de dépenses moyen, les pertes pour le tourisme guadeloupéen s’élèvent à 10 millions d’euros pas semaine, selon lui. Pourtant, insiste-t-il, les réservations étaient en hausse de 8% cette année, notamment grâce à une récente amélioration de la qualité de l’offre. De son côté, le Snav est tout aussi alarmiste. Son président, Georges Coslon, a envoyé un courrier vendredi au Secrétaire d’Etat, Hervé Novelli dans lequel il attire l’attention « sur les conséquences tragiques pour le tourisme et l’économie de nos entreprises causées par le conflit se déroulant actuellement aux Antilles. ». Il sollicite également ce dernier pour qu’il se fasse l’interprète de notre profession auprès du Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Yves Jégo. Les répercussions du blocage de l’ensemble des infrastructures de ces départements ont des conséquences très lourdes pour les adhérents du Snav, tant ultramarins que métropolitains, souligne Georges Colson. Il rappelle également les estimations, à ce jour, des manques à gagner des agences de voyages et tour-opérateurs, à savoir au moins 10 000 clients et 10 millions d’euros causés par les annulations et les reports vers d’autres destinations. Le Président évoque la problématique du règlement Iata que rencontrent les professionnels : « Enfin, concernant nos collègues Antillais, outre l’arrêt total de leur activité, le blocage du système bancaire rend extrêmement problématique leur capacité à honorer l’échéance mensuelle de règlement des billets d’avion le 17 courant. Nous nous sommes d’ailleurs ouverts de ce problème auprès de l’association des compagnies aériennes afin d’obtenir des reports d’échéance. » Il conclut son courrier en insistant sur le fait que « seule une issue rapide sera de nature à permettre la reprise de la commercialisation des Antilles Françaises,… et le sauvetage d’une saison touristique déjà fort compromise. ».

 

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