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L’aéroport de London City sera contrôlé à distance

London City va devenir le premier aéroport britannique à remplacer sa tour de contrôle du trafic aérien par un système numérique commandé à distance.

L’aéroport de London City n’aura bientôt plus de tour de contrôle. Pour la remplacer, une immense armature métallique de 50m bardée de 14 caméras haute-définition et de deux caméras panoramiques. Un grand mât d’appareils photo en somme.

Des contrôleurs… mais à 100 km !

Quid des contrôleurs alors ? Ils seront basés à une centaine de kilomètres, à Swanwick. Grâce aux images à 360° transmises en temps réel par fibre optique, via un réseau sécurisé, ils gèreront le trafic aérien sur de larges écrans. Cette tour de contrôle digitale offrira un niveau de détail plus précis que l’oeil humain, assure les porteurs du projet. En plus de pouvoir le voir, les contrôleurs pourront entendre l’aéroport, comme s’ils étaient sur place. La mise en service opérationnelle est prévue dès 2020.

Selon la BBC, le système n’est pas nouveau. Il a déjà été testé en Australie, en Norvège, en Irlande et en Suède – étant la première, dès 2015, avec l’aéroport d’Ornskoldsvi.  Mais c’est la première fois qu’un système virtuel comme celui-ci est utilisé dans un aéroport aussi important que London City. Un atout pour celui qui souhaite augmenter son trafic de 80 000 à 100 000 mouvements par an.

Est-ce légal ?

Le site aeronewstv s’était posé la question de la légalité de cette démarche. En effet, la convention de l’organisation internationale de l’aviation civile (OACI) exige qu’un contrôleur acquière visuellement, directement, les avions qu’il contrôle. Selon le site, qui avait posé directement  la question à l’OACI, les contrôleurs d’aérodrome doivent bien maintenir une surveillance permanente de tous les mouvements d’avions. Cette surveillance doit être effectuée de manière visuelle.

Or ces prescriptions font partie de l’Annexe 11, et celui-ci n’est pas une règle (Standards & Recommended Practices)  mais une recommandation (Procedures for Air Navigation Services) que les 191 états-membres de l’OACI peuvent choisir ou non d’appliquer.

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