La taxe de solidarité est effective
La nouvelle taxe aérienne devrait rapporter 200 millions d’euros par an, pour financer l’achat de médicaments.
Malgré de nombreuses polémiques, la taxe aérienne de solidarité pour les pays en voie de développement entre dans sa phase effective. Dès le 1er juillet, elle sera payée par chaque passager au départ d’un aéroport français. Ceux qui voyagent à destination de la France, d’un Etat membre de l’Union européenne ou d’un autre Etat de l’Espace économique européen régleront un supplément de 1 E en classe économique et de 10 E en classe affaires. Les passagers pour un autre pays devront s’acquitter quant à eux de 4 E en classe économique et de 40 E en classe affaires. La taxe apparaîtra sous le code JC sur chaque billet émis à partir du 1er juillet.
En revanche, tous les vols en correspondance sont exonérés. Pour un vol Toulouse-New York via Paris/CDG par exemple, le passager ne paiera qu’une seule fois. La nouvelle taxe sera perçue par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Elle sera reversée mensuellement à un fonds de solidarité pour le développement, géré par l’Agence française de développement (AFD). Ce fonds servira à financer Unitaid, sorte de centrale d’achats de médicaments, pour aider les pays en développement à lutter contre le Sida, le paludisme et la tuberculose.
De vives oppositions
La taxe de solidarité devrait rapporter en France 200 millions d’euros par an et a reçu le soutien de treize pays : le Brésil, la Grande-Bretagne, le Chili, la Norvège, l’Algérie, le Congo, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Luxembourg, Chypre, Maurice, Madagascar et le Nicaragua. En attendant d’en rallier d’autres à sa cause.
En revanche, elle continue de susciter de vives oppositions de la part des professionnels du tourisme. René-Marc Chikli, président de l’Association de tour- opérateurs/Ceto, s’est ainsi récemment élevé contre la taxation d’un secteur dont les bénéfices sont loin d’être exorbitants. Plusieurs tour-opérateurs (Kuoni, groupe Teker) ont annoncé une majoration rétroactive de leurs tarifs pour faire face à cette taxe d
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