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L’Égypte redémarre, sans les Pyramides

Les tour-opérateurs ont décidé de reprendre ce week-end les départs vers la mer Rouge et la vallée du Nil. Mais ils préfèrent attendre encore avant de rouvrir Le Caire.

Pour les tour-opérateurs, il n’est pas encore temps de souffler. La reprise des voyages en Égypte vers la mer Rouge et la vallée du Nil, depuis le 22 février pour les départs en vols réguliers et à partir de ce vendredi 25 pour les charters, une semaine après la réouverture de la Tunisie, marque évidemment la fin de l’épisode aigu de cette double crise. Les séjours balnéaires et les croisières en mer Rouge et sur le Nil vont ainsi reprendre dès ce week-end. Mais il faut encore assurer la relance. Comme vers la Tunisie, elle passera d’abord par une batterie de promotions. Thomas Cook duplique ainsi en Égypte son opération Un séjour acheté, un séjour offert, valable pour les départs de mars, sur une sélection de séjours et croisières.

Marmara, de son côté, a sorti un prix unique de 500 E la semaine pour les séjours balnéaires et croisières sur le Nil jusqu’au 31 mars, tandis que Nouvelles Frontières communique sur des Prix relance, tournant autour de -30 % sur certains produits. C’est le « choix d’une politique de réduction des prix et non de braderie », explique bien le voyagiste dans un communiqué. Une nuance à laquelle les opérateurs tiennent, alors qu’ils sont de plus en plus accusés, en Tunisie, de ne pas tenir la promesse qu’ils avaient faite de ne pas casser les tarifs. « Les TO engagés, comme nous, ont payé d’avance l’aérien et les hôtels, se défend Sébastien Boucher, le directeur marketing et communication de Marmara. Donc nous avons des coûts fixes. Lorsque nous faisons des promotions, cela ne pèse en aucun cas sur nos prestataires, mais nous permet de limiter nos pertes. » Contrairement à la Tunisie, l’Égypte ne bénéficie pas de mobilisation générale destinée à reconquérir les vendeurs. « On n’a pas constaté pour l’instant d’hésitation des agences à revendre l’Égypte, alors que c’était le cas vers la Tunisie, reprend Sébastien Boucher. Tout le monde a très vite compris que la situation en mer Rouge est restée calme. »

LEVER LES DERNIÈRES RESTRICTIONS

Les tour-opérateurs peuvent-ils espérer un plein redémarrage lors des vacances de Pâques ? Quelques jours seulement après l’annonce par le Quai d’Orsay de la réouverture de la destination, Amin Salama, le directeur général de Tour Indicom, confiait y croire. « Jusqu’à mi-avril, tout est joué, mais on peut encore sauver le bout de la haute saison, qui se termine fin mai », affirmait-il. Les opérateurs misent aussi sur l’été, puisque les séjours balnéaires se vendent désormais toute l’année en mer Rouge. Sur la côte méditerranéenne, Look ne renonce pas non plus à ouvrir son Lookéa Alexandria Gazella, l’une de ses trois grandes nouveautés de l’été. Mais le démarrage, prévu en avril, devrait être repoussé de quelques semaines, voire à début juillet. D’ici là, il reste aux voyagistes à lever les dernières restrictions de voyage qu’ils s’imposent à destination du Caire. Alors que le Quai d’Orsay ne déconseille plus les déplacements dans la capitale égyptienne depuis le 17 février, se contentant de rappeler l’obligation de « respecter scrupuleusement le couvre-feu » qui y est en vigueur de minuit à 6 heures, tout comme à Suez et Alexandrie, l’Association de tour-opérateurs – Ceto a préféré « se censurer dans l’immédiat, pour prendre le temps de voir comment la situation évolue », explique René-Marc Chikli, son président. Toutes les excursions à destination des Pyramides restent donc, actuellement, suspendues.

« On a atteint un niveau de crédibilité »

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