JO d’hiver 2026 : jusqu’à 5,3 milliards d’euros de retombées espérées pour l’Italie
Dans un peu moins d’un mois, l’Italie accueille les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina. Un événement sportif majeur dont les retombées économiques s’annoncent considérables, du moins sur le papier.
Selon une étude de la banque italienne Banca Ifis, les JO organisés du 6 au 22 février, devraient générer 5,3 milliards d’euros de retombées économiques. Celles-ci se répartissent entre trois volets principaux. 1,1 milliard d’euros correspondent aux dépenses immédiates réalisées par les spectateurs et le personnel opérationnel sur les sites de compétition. À cela s’ajoutent 1,2 milliard d’euros de dépenses différées, liées aux séjours touristiques que les visiteurs effectueront dans les 12 à 18 mois suivant l’événement. Enfin, 3 milliards d’euros représentent la valeur des infrastructures nouvelles ou rénovées, qui constitueront l’héritage durable des Jeux pour les territoires hôtes.
Afflux massif de visiteurs
Au total, 2,5 millions de visiteurs sont attendus. Fin octobre 2025, 850 000 billets avaient été vendus sur un total de 1,4 million, signe d’un engouement réel. Restaurants, commerces et services touristiques devraient profiter de cet afflux exceptionnel.
Pour limiter l’impact environnemental et contrôler la facture finale à 5,2 milliards d’euros (3,5 milliards pour les infrastructures et 1,7 milliard pour l’organisation), les organisateurs ont privilégié l’utilisation de sites déjà existants (11 sur 13), habitués à accueillir Coupes du monde et Championnats mondiaux.
Ces JO se dérouleront sur une carte éclatée de 22 000 km², répartie sur sept zones allant des Dolomites à la plaine du Pô, en passant par la Vénétie. Les principaux sites : Bormio et Cortina pour le ski alpin, Anterselva pour le biathlon, le Val di Fiemme pour le ski nordique, Livigno pour le snowboard et le ski freestyle. Les épreuves sur glace auront lieu à Milan, où l’anneau de patinage de vitesse a été temporairement installé dans un palais des congrès afin d’éviter la construction d’infrastructures coûteuses et peu utilisées après l’événement.
Retards sur certains chantiers
À quelques semaines de l’ouverture, des ajustements logistiques et retards de chantier subsistent, notamment à Livigno pour la production de neige artificielle et à Milan autour de l’Arena Santagiulia, destinée au hockey sur glace. La piste de bobsleigh de Cortina, longtemps critiquée, a été finalisée dans les temps. Les organisateurs assurent que les problèmes techniques ont été résolus. « Nous entrons dans les derniers mètres du sprint final et voyons les résultats de notre travail collectif », s’est réjouit dans un communiqué à l’AFP Andrea Varnier, patron du comité d’organisation Milano-Cortina 2026.
L’enthousiasme est palpable, mais l’expérience des JO passés rappelle que l’impact touristique à long terme dépendra aussi de la capacité des régions à capitaliser sur l’après-Jeux et à transformer ces infrastructures en atouts durables pour le tourisme et le développement local.