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Jean-Pierre Mas : « Sur 3mundi, je comprends l’attitude d’Air France »

Le clash Air France/3mundi est un cas d’école. Le retrait du mandat de vente est-il justifié ? La réponse de Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage.

Air France-KLM retire son mandat de vente de billets à l’agence 3Mundi (FCM Travel), expliquions-nous dans un article hier. Pourquoi ? Le groupe aérien reproche à la TMC de transmettre à ses clients entreprises les prix incluant les frais de service.

Non-respect de la réglementation IATA

Pour lui, il demeure « « primordial » que l’agence de voyages communique au client le prix négocié dans le cadre d’un contrat « de manière transparente ». Avec, séparément, le prix du billet d’une part, et le montant des frais de service de l’agence d’autre part.

Qu’en pensent les Entreprises du Voyage (EdV) ? Pour son président Jean-Pierre Mas, FCM Travel ne respecte pas la réglementation IATA, qui exige l’affichage du prix du billet et celui des frais de service.

« Normalement, le tarif doit apparaître tel qu’il est communiqué par la compagnie aérienne, sauf dans le cas des tarifs TO », explique Jean-Pierre Mas. Et ce, par souci de transparence à l’égard des entreprises et administrations cliente.

Une « majoration tarifaire » qui dérange

« Air France a raison, je comprends son attitude, poursuit-il. Remporter des marchés avec des frais de service bas ou nul et se rattraper avec une majoration tarifaire ne respecte pas les conditions normales de concurrence. C’est une forme de concurrence déloyale. »

En clair, la TMC s’adonne à un calcul de marges qui serait contraire aux bonnes pratiques et à la déontologie. Air France déplore « des irrégularités répétées » sur la tarification des billets distribués par FCM Travel, membre de TourCom.

Les agences de voyages représentent environ la moitié des ventes du groupe aérien franco-néerlandais, notamment pour des billets haute contribution. Cette part tend à diminuer au profit des ventes directes.

La pression d’Air France

« Air France met la pression sur la distribution, personne n’est dupe », regrette pour sa part un spécialiste du voyage d’affaires. « Je n’apprécie pas du tout sa méthode. »

Ce patron de TMC envisage d’inclure, dans le prix du billet, la future surcharge NDC de 30 euros par billet AR, applicable au voyage d’affaires le 1er avril 2023.

« C’est le transporteur qui impose cette surcharge. Il ne s’agit pas de frais de service, mais de frais de changement de modèle dicté par Air France. » Le sujet de la norme NDC devrait continuer d’animer les négociations des prochains mois entre le groupe de Benjamin Smith et la distribution.

2 commentaires
  1. David dit

    Et la résolution 830d qu’AF ne respecte toujours pas, on en parle ?
    L’application des résolutions IATA à géométrie variable, ce n’est pas bien sérieux Mr Smith !

  2. richard vainopoulos dit

    Je trouve l’intervention du président des agences de voyages, dont la distribution est un élément majeur, totalement déplacée. Un président d’une corporation n’a pas à juger ou à donner un avis « orienté » sur un dossier qu’il ne maitrise pas. C’est un litige commercial qui doit se régler entre les deux protagonistes et ce, sans intervention d’une personne extérieure au dossier. Même si Air France avait raison, le président d’un syndicat professionnel doit d’abord protéger sa corporation ou, à minima, se proposer en médiateur.

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