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Incendie de Notre-Dame de Paris : ce que l’on sait

Un incendie, dont l’origine reste inconnue, a ravagé la cathédrale la plus visitée d’Europe. L’heure est déjà aux prémisses d’une reconstruction qui s’annonce longue.

Le réveil est dur, ce matin, dans les rues de Paris. Les images de l’incendie de l’une des cathédrales les plus célèbres du monde tournent en boucle. Pourtant, le mystère est encore épais. Un feu qui part des combles, une flèche qui s’effondre et un monument historique qui menace de vaciller : voilà tout ce que l’on sait du violent incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris avant d’être maîtrisé tôt mardi.

L’incendie a pris vers 18h50. « J’étais pas loin, j’ai vu les fumées. Au départ je pensais que c’était l’Hôtel-Dieu et puis en fait j’ai compris que c’était la cathédrale. Je suis arrivé, les cendres ont commencé à tomber », raconte Olivier De Chalus, le responsable des guides bénévoles de la cathédrale. En quelques minutes, le feu se propage à une grande partie du toit. Les flammes dévorent la charpente en bois, longue de plus de 100 mètres, jusqu’à la chute de la flèche de la cathédrale, qui culmine à 93 mètres de haut, vers 19h50.  « L’ensemble de la toiture est sinistrée, l’ensemble de la charpente est détruite, une partie de la voûte s’est effondrée, la flèche n’existe plus », précise Gabriel Plus, porte-parole des pompiers de Paris.

« Dix à vingt ans » de travaux

Malgré les dégâts considérables, le pire a, semble-t-il, été évité. « Les deux beffrois (parties qui abritent les cloches, ndlr) ont été sauvés », ajoute, soulagé, Gabriel Plus. « Imaginez : la charpente des beffrois fragilisée, les cloches qui s’effondrent, c’était vraiment notre crainte! ». « L’ensemble des œuvres d’art qui étaient dans la partie trésor », ont été sauvées, a-t-il également précisé, dont la couronne d’épines et la tunique de Saint Louis. Pourtant, « restaurer le bâtiment prendra des années de travaux », estime le nouveau président de la Conférence des évêques de France (CEF), Eric de Moulins-Beaufort.

« Il faudra dix à vingt ans minimum pour reconstruire Notre-Dame de Paris. Cette fois-là, ce n’est pas l’argent qui va manquer, mais tout va prendre du temps, il va falloir faire un état des lieux, de la charpente, des rosaces, de la voûte, étudier comment stabiliser et sécuriser », regrette quant à lui l’animateur Stéphane Bern, chargé de la mission et du loto du patrimoine. En effet, si le chantier technique et artistique paraît énorme, la mobilisation des dons est déjà à l’ordre du jour. Dans la nuit, la Fondation du Patrimoine, débordée par le nombre de connexions sur son site Internet, a dû créer une page spéciale pour recueillir les dons venus de France et d’ailleurs.

La solidarité s’organise et les dons affluent

Si certains industriels fortunés (François Pinault, Bernard Arnault, …) ont déjà promis de signer des gros chèques, les collectivités aussi s’y mettent, puisque la Région Île-de-France va donner 10 millions d’euros pour la reconstruction de la cathédrale, tandis que la maire de Paris, Anne Hidalgo, envisage l’organisation d’une « conférence internationale des donateurs ». Plusieurs ministres du gouvernement se sont réunis, dès ce mardi matin, pour élaborer un « plan de reconstruction » de la cathédrale. Le loisir s’organise aussi puisque le Puy du Fou vient d’annoncer que l’ensemble des recettes générées par la représentation exceptionnelle de la Cinéscénie, le 7 juin prochain à 22h30, seront consacrés à la reconstruction de Notre-Dame de Paris (réservations dès le mercredi 17 avril au 0 820 09 10 10 et sur le site du Puy du Fou à partir du jeudi 18 avril).

Pour l’heure, le temps est à l’extinction définitive de l’incendie du côté des sapeurs-pompiers de Paris, et à l’enquête pour les autorités. Pour l’instant, « la piste accidentelle est privilégiée », selon le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, qui ajoute que « rien ne va dans le sens d’un acte volontaire ».

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