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Grippe A : les colonies vigilantes

La progression du virus H1N1 ne semble pas connaître de trêve estivale. Vingt-quatre enfants et trois animateurs l’ont contracté dans une colonie de vacances de Megève. En France, le nombre total de cas avérés a franchi le cap des 400.

Face à la propagation, la Cellule interministérielle de crise consacrée à la maladie a annoncé début juillet une série de mesures destinées à lutter contre la grippe A dans les centres de vacances pour mineurs. Les structures d’accueil doivent notamment disposer d’une pièce pour isoler un enfant présentant les symptômes de la maladie. Elles sont tenues d’appeler le 15 en cas de suspicion. Si le cas est confirmé, il leur faut contacter les parents pour qu’ils viennent récupérer leur enfant.

Sur le terrain, plusieurs professionnels estiment qu’il n’y a (presque) rien de nouveau sous le soleil. D’après Eric Aupretre, du centre UCPA SaintJorioz (74), les consignes énoncées la semaine dernière étaient déjà en place.« Nous avons dans chaque camp une pièce ou une toile de tente pour isoler un enfant malade, explique-t-il. Nous avons le réflexe d’appeler le 15 en cas de problème ». Les mesures d’hygiène sont tout juste renforcées, avec notamment des lavages de mains plus systématiques. « Bien avant l’apparition de la grippe H1N1, les centres UCPA ont adopté des mesures pour parer au risque de contagion par rapport à des maladies virales », ajoute-t-il.

Le siège de l’UCPA, qui accueille 87 000 mineurs dans ses centres chaque année, confirme. L’Union nationale des organisations de séjours éducatifs, linguistiques et des écoles de langues (Unosel) aussi. « Depuis les attentats du 11 septembre, ceux de Madrid et de Londres, nous avons connu un grand nombre de crises, nous avons appris à les gérer », rappelle Sylviane Halphen, déléguée générale de cet organisme dont les membres font voyager 40 000 jeunes par an. « De plus, en colonie et en séjour linguistique, nous sommes habitués à faire face à des maladies comme des méningites et à des accidents. Dès le mois de juin, les personnes qui travaillent au plus près des enfants ont reçu des formations et des consignes ».

Reste qu’il ne faudrait pas que la grippe A soit trop virulente. L’établissement de listes de personnels qualifiés susceptibles de suppléer les animateurs malades demandée par le gouvernement rencontre des limites. « Nous fédérons surtout des PME, qui n’ont pas les moyens de payer deux réservistes par exemple. Nos adhérents comptent sur leurs viviers habituels de salariés, et sur la solidarité entre eux ».