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Grèves, manifestations, blocages : coup de froid sur les résas

Les hôteliers et les spécialistes de la France déplorent un trou d’air dans les réservations, voire des annulations. Certains TO redoutent aussi les conséquences d'un manque de carburant pour les avions.

"Le tourisme est asphyxié par les grèves à répétition", lâche le Groupement national des indépendants (GNI), dans un communiqué. Qu’en pensent les professionnels du tourisme en France ? "Sur les réservations concernant le week-end prochain, nous avons observé un recul de 28% jusqu’à hier, avec un léger redressement aujourd’hui, note Laurent Salanié, directeur général de Weekendesk. Surtout, le nombre d’annulations a doublé".

La peur de la panne sèche

L’impact du manque de carburant est significatif, surtout dans les régions les plus exposées à la pénurie, comme l’Ile-de-France et le Nord. Les voyageurs redoutent de rester bloqués à destination, à défaut de trouver une station-service ouverte. Weekendesk est d’autant plus touché que 80% des voyageurs prennent leur voiture pour partir en court séjour.

Chez Locasun.fr, le constat est similaire. Depuis lundi, cet spécialiste de la location de vacances en France déplore un recul de 24% des ventes, avec des décrochages plus significatifs depuis jeudi. "Nous étions pourtant en croissance de 30% depuis le début de l’année, souligne Philippe Maujean, fondateur du TO-distributeur. Le climat en France, qui est anxiogène, n’incite pas à s’occuper de ses vacances. Bien que les réservations actuelles soient pour des départs en juillet et août (quand la pénurie sera à coup sûr terminée, NDLR), les clients se montrent attentistes et préoccupés".

Les spécialistes de l’out-going sont en toute logique moins touchés : "Nous notons depuis deux jours un léger ralentissement", relève Quentin Bacholle, directeur France d’eDreams Odigeo (Go Voyages, Opodo…). Mais certains craignent à moyen terme un éventuel "schéma Volcan" (voire encadré ci-dessous)

Les hôteliers tirent la sonnette d’alarme

Les hôteliers, eux, sont autrement plus inquiets, et redoutent une désaffection des voyageurs étrangers, des départs anticipés des touristes étrangers et des annulations massives de séjours.

"Une grève de cette ampleur à quelques semaines de l’Euro 2016 et du coeur de la saison touristique est plus qu’inadmissible, estime le GNI, qui représente les hôteliers indépendants. Une enquête montre que les taux d’occupation dans le secteur de l’hôtellerie sont redescendus au niveau de ceux des semaines qui ont suivi les attentats de novembre 2015 et que les tarifs ont baissé de 22%. La saison touristique à venir est en péril et, de manière générale, l’économie touristique qui était déjà en état de convalescence après les attentats de novembre dernier". Les pros du tourisme redoutent aussi les effets durables du malaise social actuel, sur l’image de la France à l'étranger.

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