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Voyage : quel est le dessous des cartes ? – selon le géopolitologue Frank Tétart

Auteur du « Grand Atlas 2023 » et du tout aussi passionnant « Dessous des cartes », Frank Tétart est un géopolitologue qui décrypte depuis plus de 25 ans les grandes évolutions de la planète. Avec lui, nous avons voyagé dans les conflits, les vicissitudes et les bonnes nouvelles du globe terrestre. De la destination Dubaï à la Chine confinée, de la guerre en Europe aux vents de liberté qui soufflent en Iran.

L’Écho touristique : Le tourisme, c’est 10 % du PIB mondial et des emplois. Le secteur est néanmoins pointé du doigt, notamment parce qu’il est responsable de 8 % des GES*, soit moins que son poids économique. Pourquoi selon vous ?

Frank Tétart : Le tourisme est surtout pointé du doigt dans les pays occidentaux, où l’on stigmatise tout ce qui nuit à l’environnement et contribue au réchauffement climatique. Plus que le tourisme, c’est l’usage de l’avion qui est critiqué, comme le montre le mouvement flygskam (honte de prendre l’avion, ndlr), né en Suède. Certaines personnes peuvent ainsi se sentir mal à l’aise parce qu’elles utilisent un moyen de transport considéré comme polluant.

En réalité, l’usage de la voiture avec un moteur thermique pollue plus, si vous voyagez seul, qu’un trajet par avion. Ainsi, sur un trajet Paris-Genève aller-retour, un avion émet par passager 269 kg de CO2**, alors qu’un automobiliste seul en émettra 299 kg. Évidemment, ce sont les modes de transport collectifs, tels le train ou le bus, qui restent les moins polluants avec respectivement des émissions de 17 et 45 kg.

Il faut donc privilégier le train et le covoiturage sur les moyennes distances. Mais cela est vrai aussi pour un long-courrier Paris-Dubaï qui émet 1 800 kg de CO2 contre (en théorie, ndlr) 1 980 kg en voiture. Par ailleurs, la critique de l’avion ne doit pas non plus occulter le tourisme local, et les nombreuses initiatives en la matière, dans une dimension durable.

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1 commentaire
  1. JEAN CLAUDE FABRE dit

    Comme pour l’impact de l’énergie, il faudrait convertir l’utilisation finale des moyens en paramétrage primaire, en prenant en compte tous les composants de conversion ( cycle de CARNOT), notamment les infrastructures, les chaines de construction, l’intervention de tous les acteurs de maintenance et de gestion dans le calcul du GES, l’addition risque d’être démonstrative.

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