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France : un projet pour réguler la fréquentation dans le seul site corse de l’Unesco

Les autorités comptent réguler dès cet été la fréquentation de la réserve de Scandola (Corse-du-Sud), le seul site corse classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.

En 2020, la réserve de Scandola, le seule site de Corse classé au Patrimoine mondiale de l’Unesco, a perdu son diplôme européen des espaces protégés en raison d’une trop forte pression touristique. Mais les autorités locales veulent revoir leur copie. « La préfecture, la préfecture maritime et l’office de l’environnement de Corse (OEC) sont complètement alignés » pour parvenir à « gérer de manière durable, ensemble » la réserve de Scandola, explique le préfet de Corse, Eric Jalon.

Un accès régulé par QRCode

« Dès cet été, on va mettre en place à titre préventif et pédagogique, un certain nombre de mesures de régulation qui seront présentées dans le détail aux socioprofessionnels lors d’une formation organisée par l’office de l’environnement le 4 mai », poursuit-il. Selon Eric Jalon, il y aura « plus de moyens sur la mer et sur terre pour expliquer ces mesures ».

« On les consolidera dans un décret fin 2026-début 2027 pour qu’elles puissent être mises pleinement en œuvre à la saison 2027. Y compris, si nécessaire à ce moment-là, avec des verbalisations », assure-t-il. « On entre dans une logique de gestion de flux », confirme Guy Armanet, le président de l’OEC rattaché à la collectivité de Corse. Il évoque notamment « un dispositif de licences, de quotas, de formation et d’accompagnement très fin des professionnels et des plaisanciers », dont la présence sera régulée par QRCode.

Une « surfréquentation touristique » qui demeure « une menace persistante »

Cette annonce intervient avant une importante visite d’une délégation de l’Unesco les 10, 11 et 12 juin à Scandola. Dans un rapport de juillet 2025 sur l’état de la conservation, le comité du Patrimoine mondial de l’Unesco prenait « note des efforts rapportés par l’État pour développer une stratégie de tourisme durable » mais notait « à nouveau avec préoccupation que, malgré ces efforts, la surfréquentation touristique demeure une menace persistante pour la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ».

Il regrettait que « des mesures urgentes » n’aient pas été mises en place et demandait cette visite « afin d’évaluer l’état général de conservation du bien. Y compris l’impact négatif des activités touristiques sur sa VUE et l’efficacité du système de gestion ».

En 2020, la réserve a perdu son Diplôme européen des espaces protégés, une distinction du conseil de l’Europe. En cause notamment : la « fréquentation incontrôlée par les visiteurs de tous bords et les effets dommageables sur la nature ».

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