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Face à Google, la SNCF s’allie à ses concurrents

La SNCF, la RATP, Transdev et Blablacar ont annoncé un accord pour se protéger notamment de Google.

Le 25 septembre, lors d’un séminaire réunissant 6 000 cadres de la SNCF à Rotterdam, le PDG Guillaume Pepy a abordé l’avenir du groupe. Soulignant que le "mal du siècle" était la thrombose des villes et l’usage individuel de la voiture propriétaire, le dirigeant a expliqué comment la SNCF pourrait réussir la connexion entre la colonne vertébrale du train et toutes les autres mobilités.

"Voyages-sncf.com a été créé la même année que Google en France, en 2000, a-t-il rappelé. Avec les nouvelles mobilités, et non pas contre elles, nous serons un champion des mobilités du XXIe siècle. Nous sommes déjà très bons : Voyages-sncf.com est le premier site de e-commerce français, l’application SNCF est consultée par 25 millions de visiteurs uniques chaque mois."

Le premier assistant personnel de mobilité "au monde"

Pour résister à la montée en puissance des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) sur le marché des mobilités, le patron a choisi l’option de l’ouverture. "Aujourd’hui, nous nous allions avec des amis, confrères, concurrents, comme RATP, Blablacar, Transdev pour bâtir ensemble un entrepôt de données sur toutes les offres de mobilités partagées en France. A partir de cet entrepôt de données, ce que nous allons faire, avec nos propres clients, c’est construire un assistant personnel de mobilités, avec toutes les solutions de mobilités et des services à valeur ajoutée : ce que l’on appelle le plan/book/pay / ticket."

Un assistant personnel de mobilité conçu sur le modèle encore émergent de la "mobility as a service". L'idée, c'est de permettre à partir d'une seule et même application de planifier, réserver, payer et éditer son titre de transport. La SNCF serait la première entreprise de transport à la proposer.

Le PDG de la SNCF a conclu sagement en rappelant que son entreprise n’a "pas besoin d’être hégémonique, on peut travailler y compris avec nos concurrents tout simplement parce qu’en faisant grandir le gâteau, notre part à nous sera de toute façon plus belle".

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