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Des équipages d’Air France refusent d’aller au Mexique

Alors que l’OMS vient de relever son niveau d’alerte à 5 et que l’UE doit débattre de l’opportunité d’annuler les vols sur le Mexique, des équipages d’AF font valoir leur droit de retrait sur cette destination.

 

La menace de pandémie est désormais considérée comme « imminente et inévitable » par l’OMS. « Tout les pays doivent immédiatement activer leur plan de préparation à la pandémie », a déclaré Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS après une réunion de son comité d’urgence cette nuit. Hier, le gouvernement français avait déjà fait monter la pression en proposant l’annulation des vols allers vers le Mexique, proposition rejetée dans la foulée par la majorité des ministres européens du Transport, réunis à Litomice, en République tchèque. Toutefois, l’idée évoquée à la sortie du Conseil des ministres par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, devrait être discutée une nouvelle fois aujourd’hui en réunion des ministres de la Santé de l’UE. La décision de l’OMS de passer au niveau 5 fera-t-elle évoluer la position de l’UE, résumée hier par le commissaire européen aux Transports, Antonio Tajani : « nous devons rester prudents, nous ne voulons pas paniquer ?

En tout cas, certains membres d’équipage d’Air France, ont déjà renoncé à voler vers le Mexique. Un commandant de bord de la compagnie qui devait partir samedi de Roissy pour le Mexique a en effet fait valoir son droit de retrait en raison des risques sanitaires liés à la grippe porcine. Ce droit de retrait s’est automatiquement appliqué à l’ensemble de l’équipage qui a été remplacé par un équipage de réserve.

Par ailleurs, depuis samedi, plusieurs hôtesses et stewards de la compagnie, qui ne peuvent pas faire valoir un droit de retrait, contrairement au commandant de bord mais une clause de fatigue, ont fait valoir cette clause prévue par le code de l’aviation civile pour ne pas embarquer à destination du Mexique. Lors du vol de mardi notamment, plusieurs hôtesses et stewards ont fait valoir la clause de fatigue. Ce sont en général des pères ou des mères de famille qui ont peur de contracter la grippe et de la transmettre à leurs enfants, a expliqué une source syndicale. Nous avons saisi la direction d’Air France pour mettre en place le même système que lors de la grippe aviaire en Asie. Ce système qui avait très bien fonctionné permettait aux navigants de ne pas embarquer pour les zones à risque sans être pénalisé, a déclaré pour sa part Cyril Jouan, secrétaire de la CFDT.

Air France qui assure un vol quotidien sur le Mexique et un autre en code-share avec Aeromexico et qui n’a pour le moment annulé aucun vol avec la volonté de « continuer son programme », n’a pas commenté l’information.