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Dérapages

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Pour se faire entendre dans le brouhaha médiatique actuel, tous les moyens semblent bons. Il y a la méthode décalée, au premier abord amusante, surfant sur la vague du buzz Internet. C’est le parti pris par un nouveau venu sur le marché de la désintermédiation, l’association Liberdad. Pour annoncer son lancement, cette dernière a envoyé mardi dernier à la presse, via son agence RP, une vidéo mettant en scène une vendeuse en agence de voyages prise en otage. De prime abord, le coup de com’ est excellent et l’on se dit : enfin une boîte qui ne se prend pas au sérieux et qui sait se distinguer dans une industrie du voyage pas spécialement réputée pour être créative en termes de promotion. Seulement, à y regarder de plus près, ce court-métrage tourne en boucle sur le thème du « tous pourris » et de la dénonciation d’agents de voyages et de TO qui, décidément, ne comprennent rien à rien aux mutations du marché. Dont acte. Les réactions ne se sont évidemment pas fait attendre sur notre site, entre détenteurs de La vérité vraie, sur le mode de l’agressivité à peine contenue. Dans un autre genre de communication hasardeuse, il y a celle des esprits chagrins qui, dans notre secteur, ne se remettent toujours pas du changement de gouvernement et encore moins d’avoir une femme à la tête du ministère de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme. À ceux qui prennent leur plume pour déverser leur aigre bile sur Sylvia Pinel, rappelons-leur que l’incompétence n’est pas une spécificité féminine. Alors, qu’on se traite allégrement de légumes, de dinosaures ou de bécassine par media interposé n’a rien d’amusant. C’est symptomatique d’un état de tensions extrême et d’une dérive plutôt inquiétante pour notre industrie. Quitte à passer (encore) pour une donneuse de leçon, j’aimerais seulement rappeler que nous sommes tous des professionnels qui oeuvrons pour être considérés comme tels par nos clients, nos partenaires, nos lecteurs ou encore nos instances politiques. Alors, la moindre des choses serait d’abord de se comporter de la sorte.

C’est symptomatique d’un état de tensions extrême et d’une dérive plutôt inquiétante pour notre industrie.

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