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Corsair : « Moins de loisir, plus de grandes destinations »

Corsair va totalement revoir sa flotte, vieillissante, d’ici à 2023. Cela va lui permettre des économies mais aussi d’optimiser et de repositionner son réseau.

Lors d’une conférence mardi matin, Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair, a tenu à rassurer sur la santé de sa compagnie. Intro Aviation, le nouvel actionnaire depuis mars, « anticipe déjà jusqu’en 2023 alors qu’il ne devait rester jusqu’en 2020. » Si la compagnie n’est pas bénéficiaire, elle devrait l’être dès l’année prochaine.

L’actionnaire a donc validé la poursuite du développement de la clientèle haute contribution. Priorité absolue de Pascal de Izaguirre : « Jusqu’à présent, l’élément central, c’était le prix. Or on veut s’affranchir de cette dépendance. Surtout en cas d’augmentation des prix à cause du pétrole, il faut un amortisseur tel que la classe affaires. »

Un marché réorienté vers la classe Affaires

C’est pourquoi la compagnie a décidé de procéder à une rationalisation de son réseau. « Nous voulons des destinations à gros volume autorisant cinq fréquences minimum par semaine. » Une stratégie qui va de pair avec la volonté de Corsair de poursuivre son développement sur le marché clientèle Affaires.

L’objectif assumé est de cibler les destinations à fort volume qui « permettent un programme plus productif. En priorité ceux qui supporteront un vol quotidien », précise Pascal de Izaguirre. Dans cette optique, toutes les destinations qui ne répondent pas à ces critères ont été sorties du réseau de Corsair : Tananarive, Dzaoudzi, Bamako et La Havane.

En revanche, la compagnie, fondée par Jacques Maillot en 1981, vole toujours vers La Réunion « où le marché s’est stabilisé après l’arrivée de French Bee », selon Pascal de Izaguirre. Reste aussi les Antilles, malgré la fin du code share avec Air Caraïbes. « Nous souhaitons renforcer les fréquences sur les Antilles », précise le dirigeant. En Afrique, la compagnie française se concentrera donc sur Abidjan avec une fréquence de 5 vols par semaine (et 7 en période de pointe).

L’Amérique du Nord en priorité

Mais l’objectif avoué de l’ex-patron de TUI France France, c’est l’Amérique du Nord avec ses lignes avec un fort potentiel et un bon équilibre « business/loisir ».

Miami avait déjà été ouvert en juin 2019, à raison de cinq vols par semaine qui se transformeront en six dès juin 2020. Montréal, voit son offre se scléroser avec le rachat de Transat par Air Canada, « sera désormais desservie à l’année ».

Enfin, Corsair ouvrira New York à partir du 10 juin 2020. « Sur cet axe où l’offre low cost est abondante, nous serons la seule compagnie à venir concurrencer les legacies avec une offre tri-classes. La ligne sera opérée sept fois par semaine. Le départ d’Orly partira à 18 h et atterrira à Newark à 20 h 15. Retour dès 22h45 pour un retour à 12 h à Paris. Prix d’appel : 149 euros l’aller sans bagage depuis Paris.

Modernisation de la flotte

Si le nombre de fréquences en vol directs est un élément clé, la productivité de la flotte et celle du personnel navigant est elle aussi essentielle. «La structure de notre flotte était un handicap structurel, un fardeau, un verrou qu’il fallait faire sauter », explique le dirigeant. Il a donc largement insisté sur l’élargissement, la modernisation et l’uniformisation de la flotte en mono couloir. Un travail titanesque qui a déjà commencé. Depuis mars 2019, trois A 330-900 NEO ont déjà été commandés. Ils arriveront en 2020 (août) et 2021 (février et avril).

Deux autres A 330-300 récents sont en cours de signature. Ils intégreront, eux aussi, la flotte en 2020 (janvier et avril). Enfin, deux autres achats ont déjà été approuvés par les actionnaires du groupe. La compagnie aura d’ici peu une flotte avec 10 avions dont 5 NEO.

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