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Adrien Gloaguen : « Il n’y a pas de honte à être un touriste »

L’hôtellerie, une affaire de style ? Le goût pour les belles choses et l’art de faire de jolis coups, par intuition plus que par stratégie, c’est en tout cas la signature d’Adrien Gloaguen. À la tête du groupe Touriste, le trentenaire développe une collection de boutiques hôtels qui renouvellent les codes du secteur. Une histoire débutée au hasard d’un job d’été. Quinze ans plus tard, Adrien Gloaguen prépare une levée de fonds de 100 millions d’euros et déborde de projets.

L’Echo touristique : On vous présente comme une des figures du renouveau de l’hôtellerie dans la capitale, elle vous plaît ou elle vous agace, cette étiquette ?
Adrien Gloaguen : Elle ne m’agace pas, elle m’amuse plutôt, dans le sens où il n’y avait absolument rien de planifié, aucune stratégie derrière tout ça. Cela fait longtemps que je suis dans l’hôtellerie, une quinzaine d’années maintenant. On a commencé à parler de moi quand j’ai fait l’hôtel Paradis. J’adore le design et la déco et, avec ce projet, j’ai voulu faire appel à quelqu’un qui pourrait apporter une patte un peu plus sympa que ce que j’avais fait dans mon premier hôtel. J’ai donc sollicité une jeune décoratrice qui n’avait pas encore fait grand-chose à l’époque, Dorothée Meilichzon. C’était son premier gros projet, moi j’étais tout jeune aussi, et on a un peu explosé tous les deux. On a eu énormément de retombées presse pour ce qui n’était pour moi qu’un petit hôtel au fin fond du dixième arrondissement, ça m’a beaucoup surpris. Les six premiers mois, on a eu peut-être 600 articles !

Un tel engouement ne peut pas être le fruit du hasard. Avec cet hôtel vous avez répondu à une attente…
Adrien Gloaguen : Oui, sans doute. Mon idée, c’était alors de faire un hôtel pour les trentenaires, qui n’ont pas forcément beaucoup de moyens pour voyager, avec des établissements plutôt situés dans le centre-ville, mais pas forcément dans les beaux quartiers. Quand on est jeune, on n’a pas les moyens de prendre un hôtel à Saint-Germain-des- Prés ou aux Champs-Élysées. Je voulais aussi quelque chose de sympa, bien décoré. Moi, quand je voyage, je n’ai pas besoin de 15 millions de services dans un hôtel. Mais j’aime bien que ce soit un peu joli, que ça se trouve dans le quartier où ça bouge, avec des restos, des bars… S’il y a du Wi-Fi, un bon lit et une jolie déco, c’est tout ce qu’il me faut.

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