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Comment les parcs assurent la sécurité de leurs attractions

Les accidents sont rares dans les parcs d'attractions dont la fréquentation augmente. Mais celui qui a eu lieu à Disneyland Paris remet la sécurité des infrastructures en question.

Avec cinq blessés dont un grave, l'ouverture d'une information judiciaire et un retentissement médiatique spectaculaire, Disneyland Paris est confronté, depuis le 25 avril, à ce que les professionnels du secteur redoutent le plus : l'accident. Depuis son ouverture, le parc n'en avait jamais connu de cette ampleur. Si les causes en sont encore inexpliquées, les représentants syndicaux du personnel ont attiré l'attention sur « le vieillissement » de certaines installations.

 

UN CONTRÔLE ANNUEL OBLIGATOIRE

 

« Effectivement notre resort va fêter ses vingt ans, observe la direction, mais il est soumis à des procédures de sécurité strictes et il ne faut pas tirer de conclusions hâtives en mettant en rapport l'âge de nos installations et l'accident. Il faut attendre les résultats de l'enquête. La loi nous impose un contrôle par an. Nos attractions sont vérifiées toutes les nuits. Elles sont aussi vérifiées au cours de contrôles techniques poussés qui nécessitent la fermeture une fois par an, et font l'objet d'une réhabilitation tous les deux ans. »

Si le secteur est réglementé par la loi de février 2008, qui impose notamment à l'exploitant de subir un contrôle technique annuel effectué par des organismes de contrôles agréés par le ministère de l'Intérieur, la plupart des professionnels vont, à l'instar de Disneyland, au-delà de leurs obligations. « La loi de 2008 est une traduction de quelques dispositions de la norme européenne EN13814, dont les conditions sont plus restrictives, explique Sophie Huberson, déléguée générale du Snelac, le syndicat des professionnels des parcs de loisirs. Nous recommandons à nos 200 adhérents d'appliquer la norme européenne, et c'est ce qu'ils font. » « La sécurité requiert une vigilance de tous les instants et c'est un combat qui n'est jamais gagné, analyse François Fassier, le directeur industriel de la Compagnie des Alpes. Nous devons continuellement investir dans la remise en état de nos installations, en sachant que, malheureusement, le risque zéro n'existe pas. » « Chaque année, nos adhérents affectent entre 8 % et 15 % de leur chiffre d'affaires à la maintenance et la sécurité », détaille ainsi Sophie Huberson. Pour tous, l'échange et la formalisation de bonnes pratiques sont essentiels, même entre concurrents. « Les professionnels sont sensibles à cette problématique, car quand un problème survient, il rejaillit sur toute la profession », constate François Fassier.

Outre la maintenance, les professionnels s'efforcent aussi de prévenir les comportements à risque des visiteurs, en adaptant les attractions et en développant la communication et la pédagogie pour inciter, par exemple, au respect des consignes. La norme EN13814, quant à elle, est amenée à évoluer : des négociations, auxquelles participe le Snelac, viennent de s'ouvrir au sein des 27 pays européens.

 

La sécurité : une vigilance de tous les instants

 

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