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Chers pays du Golfe

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Les pays du Golfe aiment la France. Ils aiment ses marques de luxe, Paris et la French Riviera ainsi que ses palaces qu’ils n’hésitent d’ailleurs pas à racheter. Sous le feu de l’actualité, le Qatar et son fonds d’investissement commencent pourtant à déranger et à faire remonter la peur de l’ennemi de l’ombre. Passe que l’émirat ait pris possession du PSG tant qu’il a les moyens de faire venir dans l’équipe Zlatan Ibrahimovic, mais quand il s’agit d’investir dans nos banlieues, soudainement le bât blesse. Sur cette dernière question, le politique semble reprendre ses droits, avec en arrière plan le volet religieux. Que cherche alors le Qatar, et dans une moindre mesure Abu Dhabi et Dubaï, en investissant massivement dans certains secteurs comme le sport ou la culture ? Tout d’abord faire parler positivement d’eux et sanctuariser leurs territoires, notamment face aux puissants voisins saoudiens et iraniens. Une opération de charme à la fois diplomatique et financière, propre à se faire une place au soleil dans le bal international des nations, et qui semble jusqu’à maintenant porter ses fruits. Mais ces pays ont surtout une vision de leur avenir à long terme, en construisant une économie durable dans le cadre d’une politique clairement définie de l’après-pétrole. Une vision qui fait bien défaut à une « vieille Europe » en panne de croissance. Une Europe sur laquelle les pays du Golfe s’appuient également pour partir à la conquête du ciel, comme le démontre l’accord commercial signé entre Etihad et Air France-KLM et l’annonce de l’entrée de Qatar Airways dans l’alliance Oneworld. Jusque-là rivées sur leur quant-à-soi, les compagnies aériennes européennes ne voulaient pas entendre parler de ces « petites » compagnies du Golfe aux pratiques déloyales. Aujourd’hui, Emirates, Etihad et Qatar Airways jouent dans la cour des grands et Dubaï, Abou Dhabi et le Qatar s’ancrent encore un peu plus comme plaque tournante du trafic aérien mondial. Il n’y a qu’à regarder une carte du monde, avoir quelques bases de géopolitique et anticiper les flux touristiques en provenance de l’Est pour se dire qu’ils auraient bien tort de s’en priver !

Faire parler positivement d’eux et sanctuariser leurs territoires

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