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Des trains low cost entre Paris et Londres sur les rails

Getlink, le gestionnaire du tunnel sous la Manche, souhaite ouvrir les trajets Paris-Londres à des prix très attractifs. Des gares de départ sont déjà envisagées.

Après le transport aérien, certaines liaisons ferrées internationales en Europe comme l’axe Paris-Londres, vont-elles s’ouvrir à des concurrents low cost ? C’est l’ambition affichée par la société Getlink (ex-Eurotunnel), exploitant du tunnel ferroviaire sous la Manche.

Selon le JDD, l’entreprise voudrait bien voir circuler des opérateurs de trains à prix réduits, concurrençant Eurostar, filiale à 55% de la SNCF spécialisée dans l’exploitation des liaisons ferrées transmanches.

Augmenter la fréquentation du tunnel

Pour cela, elle a commandé une étude au cabinet Roland Berger. Le rapport met en évidence que « le transport ferroviaire s’apprête à vivre la transformation qu’a connue le secteur de l’aérien entre 2003 et 2005 avec l’apparition des compagnies low cost en Europe, explique-t‑il. Le marché ferroviaire est prêt pour voir cohabiter des offres bon marché et premium ».

D’après Jacques Gounon, le président de Getlink, l’ouverture du rail franco-britannique aux trains à bas coûts permettrait d' »augmenter la fréquentation du tunnel sous la Manche, actuellement de 58% ». Concrètement, le document préconise d’adopter un modèle proche des Ouigo ou Izy, les low cost de la SNCF et de Thalys. « La recette est simple : il faut prévoir des départs et arrivées dans des gares périphériques et utiliser les voies des anciennes lignes, moins rapides mais où les péages sont moins chers », explique le président de Getlink.

Un départ depuis CDG

Plusieurs pistes sont encore à l’étude, mais les gares de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise), à 30 km de Paris, et de Stratford, située dans un quartier périphérique de Londres (30 min de la capitale), pourraient être retenues.

Ce qui permettrait de diminuer les coûts de fonctionnement de 25 à 30%, détaille l’étude. Cette baisse devrait en toute logique être répercutée sur le prix des billets, pour un trajet légèrement supérieur à 3 heures, contre 2h20 pour l’Eurostar.