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Voyageurs du Monde bascule sur Internet

  La marque éponyme, spécialisée dans le voyage individuel sur mesure, réalise 40% de ses ventes grâce au canal web.

Voyageurs du Monde a fermé son agence de Caen, qui était pourtant rentable, assure Jean-François Rial, PDG du groupe. Et son projet 2012 de point de vente à Orléans est abandonné.

Face à un consommateur qui est de plus en plus connecté, le TO multimarques n’est plus dans une stratégie de développement de son réseau, qu’il défendait autrefois. Bien au contraire. "Nous n’ouvrirons pas d’agences sous les marques Terres d’Aventure et Cité des Voyageurs, mais peut-être sous Comptoir", précise Jean-François Rial. Sous différentes enseignes, l’entreprise dispose de 27 agences, dont 3 au Canada, une en Belgique, et une en Suisse.

Au niveau des canaux de distribution, les investissements stratégiques sont sur la Toile. "Notre croissance est de 10% sur le web, pour un chiffre d’affaires (globalement) stable" au premier semestre 2012. S’agissant de la marque Voyageurs du Monde, 70% des demandes de devis proviennent du web, un canal qui génère 40% de l’activité en 2012, contre 35% en 2011. En toute logique, la conversion passe toutefois par des échanges téléphoniques avec le client.

Du rapprochement au rachat d’Allibert

Le groupe, qui n'envisage pas d'opérations de croissance externe, se donne quatre priorités : l’accélération de la migration sur le web, le service, la productivité. Sans oublier ledit "rapprochement" avec Allibert, pour créer une structure commune baptisée Erta Ale Développement (EAD).

Dès le mois prochain, la nouvelle entité sera détenue à 68% par Voyageurs du Monde, qui débourse pour ce faire 8M€. Des accords ont été signés avec les autres actionnaires, notamment les fondateurs et dirigeants d’Allibert, en vue du rachat des 32% de parts restantes. "On gèrera 100% de la holding dans quatre ans". Les deux partenaires, grands spécialistes du tourisme d’aventure, veulent partager leurs bonnes pratiques et des informations, voire acheter des prestations aériennes en commun. Mais elles restent autonomes, pour l’instant.
 

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