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Vision 2020 : une ambitieuse feuille de route pour le Maroc

« La nouvelle « vision » doit permettre au Maroc de se hisser parmi les vingt premières destinations touristiques mondiales, tout en s’imposant comme une référence en terme de développement durable. »

Lors des dixièmes Assises du tourisme marocain, le 30 novembre à Marrakech, c’est Yassir Zenagui, le ministre du Tourisme, qui a présenté les grands axes de la Vision 2020 mais c’est l’ensemble du gouvernement qui s’est engagé à soutenir un secteur transversal par nature, « moteur de développement culturel et social », érigé priorité économique nationale. La présence « hautement éloquente » du roi Mohammed VI (selon les termes de Taleb Rifai, le secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Tourisme, invité à Marrakech) témoignait de l’importance stratégique du sujet. « Pas un mot prononcé par le ministre qui n’ait été validé au préalable par le souverain, la vision 2020, c’est d’abord la sienne », confiait un fin connaisseur du royaume chérifien. « Le développement touristique doit profiter aux populations, il est impératif qu’il offre de réelles perspectives d’avenir à la jeunesse », a souligné Yassir Zenagui.

OPÉRER UNE RÉGIONALISATION…

Ce plan stratégique doit permettre au Maroc de multiplier par deux le nombre de touristes internationaux et par trois le nombre de touristes nationaux à l’horizon 2020, et de se hisser ainsi parmi les vingt premières destinations mondiales. Il combinera « croissance, gestion responsable de l’environnement et respect de l’authenticité socioculturelle » du pays. La régionalisation est au coeur de la stratégie, avec la création de huit territoires touristiques (lire ci-contre) et autant d’Agences de développement touristiques (ADT), « plates-formes de concertation entre tous les acteurs locaux, élus, privés et publics », à qui seront confiées, au cours de l’année 2011, des « feuilles de route engageantes » sur des projets clairement segmentés (balnéaire, culturel, écotourisme, bien-être, sports, animation, MICE…) et des objectifs précis. Quelque 200 000 lits supplémentaires doivent être construits, notamment pour terminer les stations du plan Azur, « mais la vision ne se résume pas à des hôtels », a insisté le ministre. Et d’annoncer l’ouverture d’un centre de management hôtelier à Marrakech (avec l’école hôtelière de Lausanne), la reconversion de l’Institut touristique de Tanger en centre de recherche et de développement en tourisme durable (avec les universités de Harvard et Toronto), la transformation de ksour et de kasbahs en structures d’hébergement haut de gamme, la création de musées d’envergure internationale, dont un dédié à l’Afrique à Tanger (avec le quai Branly), la mise en place d’une Fondation des festivals de traditions…

… ET SÉDUIRE LES INVESTISSEURS

Sans oublier la réforme du classement de l’hébergement touristique et des mesures de soutien aux PME du secteur pour améliorer la qualité du produit. Pilotée par une Haute autorité touristique associant public et privé, la vision 2020 intègre un ambitieux programme de financement : l’État et le Fonds Hassan II vont doter d’une enveloppe de 15 milliards de dirhams (1,3 MdE) le nouveau Fonds marocain pour le développement touristique afin d’attirer des investisseurs étrangers, en particulier « les fonds souverains de pays amis » (le Qatar et le Koweit ont déjà manifesté leur intérêt), tandis que les banques marocaines se sont engagées sur un mécanisme de crédit à hauteur de 24 milliards de dirhams pour des projets liés au plan Azur.

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