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Tourisme mondial : les indicateurs au vert, partout, sauf aux Etats-Unis

2017 a été une année record pour le tourisme mondial, qui a enregistré la plus forte croissance depuis 2010. Une dynamique qui a permis aux destinations fragilisées de reprendre du poil de la bête. Mais qui n’a pas profité au pays de l’Oncle Sam.

En 2017, le nombre de touristes a atteint 1,3 milliard de personnes sur la planète. Soit un bond de 7% par rapport à 2016, qui permet au tourisme mondial d’engranger sa meilleure année depuis 2010, selon les dernières données publiées par l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), basées sur des chiffres préliminaires. Pour l’organisme, c’est la reprise économique au niveau mondial qui explique cette progression, reprise qui a incité les touristes occidentaux comme ceux des pays émergents à voyager davantage.

La France devrait conserver son titre de numéro 1

Championne toute catégorie, l’Europe,  en particulier méditerranéenne, est le continent qui a le plus attiré les visiteurs (+8%). A elle seule, la région (dans laquelle l’OMT inclut la Turquie) a accueilli près de la moitié des touristes (671 millions). La France, elle, semble bien partie pour garder sa place de première destination mondiale avec probablement 89 millions de touristes, même s’il faudra patienter encore un peu pour obtenir les chiffres officiels. « La tendance est clairement positive (+8%) après deux années de faiblesse liée aux actes terroristes », souligne l’OMT. Mais l’écart avec l’un de ses rivales, l’Espagne, se resserre. Selon les estimations de l’OMT, la péninsule ibérique se paye d’ailleurs le luxe de déloger les Etats-Unis de la deuxième marche du podium des destinations les plus prisées. En dépit des attentats et de la crise politique en Catalogne, les arrivées y ont grimpé de 9% pour atteindre 82 millions de visiteurs en 2017, contre 75,6 en 2016.

Une croissance légèrement plus faible en 2018

Car les Etats-Unis, deuxième destination mondiale en 2016 avec 75,6 millions de touristes se montrent en revanche en recul, souligne l’OMT, sans préciser le chiffre ni les causes. Entre janvier et juin, les arrivées ont baissé de 4%. D’après l’association GBTA, au premier semestre, l’économie américaine risquait de perdre 1,6 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros) en 2017, citant notamment les décrets anti-immigration du président Donald Trump, et l’interdiction d’embarquer depuis certains aéroports avec un ordinateur portable en cabine (levée depuis) parmi les motifs qui auraient pu décourager les voyageurs d’affaires. De son côté, l’Afrique marque une progression de 8% consolidant son rebond de 2016, avec un chiffre record de 62 millions d’arrivées internationales. L’Asie-Pacifique (+6%) a accueilli en 2017 324 millions de touristes internationaux.

Pour l’OMT, le “vigoureux élan” observé en 2017 au niveau mondial devrait se poursuivre en 2018. Mais en ralentissant légèrement malgré tout. La croissance du tourisme international cette année devrait se situer entre 4 et 5%. « Un taux quand même supérieur à la moyenne de 3,8% projetée par l’OMT pour la période 2010-2020 dans son document de prévisions à long terme Tourisme à l’horizon 2030. L’Europe et les Amériques devraient avancer de 3,5%-4,5%, l’Asie-Pacifique de 5%-6%, l’Afrique de 5%-7% et le Moyen-Orient de 4%-6%. »