Tourisme en France : des arrivées internationales « en légère hausse » cet été
Le ministère en charge du Tourisme dresse un premier bilan de l’été, marqué par une augmentation des touristes étrangers et un budget sous pression des visiteurs français.
La France continue d’attirer des touristes étrangers, selon le ministère du Tourisme. Au regard de l’observatoire Atout France/Forwardkeys, les arrivées aériennes internationales progressent de 2,5% cet été par rapport à 2024 (+1% en juillet, +4% en août). Par rapport à l’été 2023, elles restent stables (-0,1%) en juillet, et en forte croissance en août (+11,9%).
L’Allemagne à +6,3%
La hausse des arrivées aériennes cet été a été portée par « une clientèle européenne fidèle », relève le bilan du ministère, établi avec Atout France et ADN Tourisme.
Parmi les marchés émetteurs dynamiques figurent la Suède (+16,6%), le Danemark (+16,2%) et l’Allemagne (+6,3 %). Des marchés lointains s’affichent également en croissance tels l’Australie (+30%), la Corée du Sud (+12,3%), le Canada (+9,35%). Progressent plus timidement la Chine (+2,85%) et les Etats-Unis (+2 %). Le bilan ne précise par les nationalités qui reculent.
« Par rapport à une année 2024 déjà record en termes de fréquentation, ces chiffres indiquent que la France continue à attirer les visiteurs étrangers de proximité mais aussi plus lointains », se félicite Bercy. « Ils illustrent également l’impact positif des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. »
L’an passé, la France a accueilli un record de 100 millions de touristes internationaux.
Une fréquentation française stable
Avec près de 290 millions de nuitées entre fin juin et mi-août, la fréquentation des résidents se maintient au niveau de 2024. « La fidélité des Français à la destination France reste donc intacte : plus de 85% de leurs séjours estivaux se sont déroulés dans l’Hexagone ou en outre-mer », poursuit le communiqué.
Les Français ont procédé cet été à « des arbitrages budgétaires », dans un contexte économique tendu. Un quart des vacanciers ont réduit la durée de leur séjour et un tiers ont changé de destination, le plus souvent pour des raisons économiques. Cette tendance a particulièrement gagné les moins de 35 ans (50%).
En outre, un vacancier sur cinq a diminué son budget, en ciblant en priorité la restauration (60% des réductions déclarées) et les achats. Les activités de loisirs sont moins affectées (30%), « signe que les vacanciers cherchent à préserver l’expérience et le sens du séjour ». La dépense moyenne atteint 85 euros par jour.
Coolcation de dernière minute
Cet été a été ponctué par des vagues de chaleur, des pluies intenses fin juillet et des incendies. Ces aléas climatiques « ont renforcé les réservations de dernière minute », avec une hausse des ventes à J-10 avant le départ.
Comme l’ont observé les campings, les régions du nord de la France ont rattrapé leur retard avec les canicules.
La montagne, la Bretagne et la Normandie ont ainsi profité d’un effet Coolcation (« vacances à la fraîche ») de dernière minute, estime le ministère.
Comment se présente l’automne ? 31% des destinations anticipent une stabilité de leur fréquentation en septembre, 22% une progression. Les zones de montagne se montrent plus réservées. Autre signal encourageant : les arrivées aériennes affichent une hausse prévisionnelle de +7,7% pour la période septembre-novembre.
Des recettes internationales qui s’envolent au premier semestre
La France a enregistré des recettes touristiques internationales en hausse de 13,7% par rapport à 2024, atteignant 37,3 milliards d’euros. Le pays vise 100 milliards d’euros de recettes internationales d’ici à 2030.
Les Etats-Unis sont devenus le deuxième marché émetteur de recettes. Tout juste derrière la Belgique, devant le Royaume Uni et l’Allemagne.
« Avec 2 millions d’emplois, plus de 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires et sa contribution positive à la balance des paiements à hauteur (près de 16 milliards d’euros en 2024), le tourisme constitue l’un des principaux moteurs de la croissance économique française », commente Nathalie Delattre, ministre déléguée chargée du Tourisme.
