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Start-up : quelles sont les clés de la réussite ?

Comment optimiser ses chances en tant que nouvel entrant dans le tourisme ? Quels sont les bons ingrédients, les mauvais, les bonnes pratiques. Investisseur multirécidiviste, Bpifrance a planché sur ces questions, exemples à l’appui.

 

C’est dans le cadre de la conférence annuelle de Raffour Interactif qu’est intervenu Serge Mesguich, directeur du Fonds France Investissement Tourisme à Bpifrance. Un fonds qui a injecté, à ce jour, 100 M€, sur trois cibles : les nouveaux concepts/les start-up, les groupes traditionnels en mutation, les croissances externes de sociétés. Pour les start-up, la filiale de la Caisse des Dépôts et de l’Etat donne un coup de pouce, pour « boucher le trou » entre le capital amorçage, au démarrage de l’entreprise (avec des prêts, du love money, business angels…) et des levées en série A ou B avec des grands fonds d’investissement.

Quelles sont les qualités importantes pour une start-up ? « Le mieux, c’est la force de l’exemple », estime Serge Mesguich, reprenant de bons élèves dans les nombreux investissements de Bpifrance.

L’expérience, et une équipe au-delà des dirigeants

Son premier exemple ? France Hostels, qui a 6 établissements signés, et 5 auberges en cours de construction. Selon lui, la jeune entreprise bénéficie d’une légitimité, avec une équipe dotée d’une forte expérience dans le secteur, une connaissance du terrain, une expérience du modèle économique. Autant d’éléments qui rassurent les banquiers et les collectivités… « L’expérience, on ne peut pas l’inventer en tant qu’intervenant financier, et cela permet d’aller plus vite que les concurrents ».

Autre exemple donné par Bpifrance, qui mise décidément fort sur l’humain : Tourisme Academy, et les 60 ans d’expérience des trois porteurs du projet. « Cette séniorité a permis de créer des partenariats et de vrais réseaux de formation. Tourisme Academy est une solution inédite pensée, dès le départ, par rapport aux besoins de formation à distance, c’est le côté disruptif de la start-up.

Bien s’entourer

Pour Climb Up, une société d’exploitation de salles d’escalades indoor qu’il accompagne depuis deux ans, Bpifrance loue « la légitimité du dirigeant ». « C’est un ancien champion du monde d’escalade et a entraîné l’équipe de France. Il s’est entouré dès le départ de gens passionnés, pour reprendre une société existante dans laquelle il a mis du savoir-faire. »

Mais la qualité de la direction ne suffit pas. Il faut aussi des moyens, une équipe. L’un des écueils d’une jeune entreprise, c’est quand les dirigeants sont trop accaparés par la vente de leur solution. Il est nécessaire de passer le relai, de s’entourer d’une force commerciale pour grandir.

Définir son périmètre

« La start-up doit aussi bien mesurer sa ‘scalabilité’, soit la capacité de partir d’un ou 2 modèles pour pouvoir le reproduire à l’échelle française, européenne, internationale. » Des ambitions mondiales autorisent des pertes.

« Si l’on prétend à des ambitions plus mesurées, la rentabilité doit intervenir sous 18 à 24 mois. » Le point d’équilibre doit aussi être apprécié à l’aune d’un critère important, à bien mesurer : sa dépendance aux GAFA ou pas. « Le B2B peut être la clé pour réussir. »

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