RENÉ THIBAUT, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE DONATELLO « Donatello prépare sa révolution technologique »
Au lendemain de sa nomination à la direction générale du TO, René Thibaut fait le point sur les chantiers en cours, destinés à transformer Donatello en machine de guerre informatique et… économique.
L'Écho touristique : Votre nomination à la tête de Donatello n'était-elle pas prévue depuis bien longtemps ?
R.T. : Le cabinet de conseil 13e Homme, que j'ai fondé avec Sébastien Boucher (en septembre 2013, Ndlr), avait pour client numéro un Donatello. Mais rien n'avait été initialement défini concernant une embauche au sein du TO. C'est l'accélération des chantiers chez Donatello qui l'a rendue nécessaire.
Bernard Payen nommé président, début mars, et maintenant vous comme DG : l'ancienne dream-team de Marmara sera-t-elle bientôt reconstituée ?
R.T. : Je prends la tête d'une équipe en place qui fonctionne très bien. Parmi les cadres, seuls Ulrich de Smet, directeur de la production, et Isabelle Ménard Lepeu, directrice technique, sont d'anciens Marmara. Sébastien Boucher, lui, continue l'aventure avec 13e Homme et n'intégrera pas Donatello. Quant à Florian Vighier, il est toujours en Suisse et il n'est pas à l'ordre du jour qu'il revienne.
Où en sont les chantiers de transformation de Donatello ?
R.T. : Le principal chantier est technologique, avec une double migration informatique à réaliser. Nous avons d'abord refondu le site BtoB et lancé le configurateur de voyage à la carte, qui est encore en béta test. Mais la vraie révolution aura lieu en septembre prochain, avec la remise à plat complète de notre architecture technologique dans tous les domaines : comptabilité, gestion des stocks, CMS (système de gestion de contenu, Ndlr), etc. Nous aurons sans doute l'un des meilleurs outils du marché, qui va nous faire considérablement gagner en rapidité et en productivité.
Et donc en rentabilité ?
R.T. : C'est évidemment l'objectif. Après une année 2013 à peu près flat en CA (autour de 80 ME, Ndlr) et toujours déficitaire sur le plan financier, notre ambition est de croître d'une dizaine de millions d'euros chaque année, sans perdre d'argent en 2014 et en en gagnant à partir de l'été 2015. Nous voulons notamment rendre le à la carte, qui représente plus des deux tiers du CA, le plus rentable possible. Beaucoup de concurrents ont arrêté car cela demande du personnel. La solution est technologique.
Cela signifie-t-il que vous allez réduire vos effectifs ?
R.T. : Il y a 120 salariés actuellement, dont une vingtaine dans les agences. Des ajustements sont toujours possibles, mais l'objectif est surtout de faire migrer certains salariés de services où il y a trop de monde, comme les plateaux de réservation, vers de nouveaux services, comme la gestion des stocks, créée il y a quelques mois, ou la force commerciale, qui est l'une des plus faibles du marché, avec seulement 7 personnes. J'ai repéré en interne des gens qui ont ces compétences.
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